légendes TOUTES LES ACTUALITÉS : VRAC-PRODUITS-DÉREMBOURSÉS

THÈME INFORMATION
Conseil pharmacien
2015-03-05
(commenté),
2011-10-10
(initial)
Obj. : Politique-santé
Vrac-Produits-Déremboursés : Comme annoncé par le Gouvernement dans le cadre du projet de Loi de la Sécurité Sociale 2012, les déremboursements seront faits «au fil de l'eau» à l'avenir, suite aux avis-recommandations de la Commission de la Transparence (HAS) : la première liste n'a pas traîné et vient d'être publiée au Journal Officiel du 5 Octobre 2011 et 80 spécialités sont radiées de la liste des médicaments remboursables à compter du 1er Décembre 2011, car l'HAS les a classées comme présentant un service médical rendu (SMR) insuffisant pour un maintien sur la liste des spécialités remboursables aux assurés sociaux ; à savoir : certains laboratoires comptent contester le bien-fondé de ces décisions, à l'image de Pierre Fabre qui a indiqué porter le dossier Structum devant le Conseil d'État, en fondant son argumentation sur des preuves cliniques considérées comme suffisantes et sur une inéquité de fait car le produit concurrent Chondrosulf, avec le même principe actif, et même avec un dosage unitaire moindre (400 mg vs. 500mg), est inexplicablement resté remboursé [MonAutomedication.fr]

- Analyse et conseils : 33 spécialités seulement sont concernées, et leurs génériques, sur ces 80 radiations (9 ne sont déjà plus commercialisés, notamment Fonzylane, depuis Février 2011, par décision de l'ANSM (ex-AFSSAPS)), et parmi ces 33 spécialités seulement 12 ne sont pas à prescription obligatoire et 10 de plus pourraient être libérées de cette obligation et ainsi être accessibles à l'automédication (toutes les autres spécialités, comme Bonviva, Didronel, Colposeptine, Farlutal, Fonlipol, Intercron, Myolastan et Panos, ne resteront sans doute pas sur le marché, tant la combinaison prescription-peu-efficace-payant semble avoir peu d'avenir) [note : Myolastan, retiré du marché Français (et Européen) en Juillet 2013] ;     voici les 12 produits déremboursés dont la prescription n'était déjà pas obligatoire :
  • [1] Alodont (cétylpyridinium chlorure, chlorobutanol et eugénol) une solution antiseptique et antalgique pour bain de bouche (flacon de 200 ml, avec, déjà, une presentation à 500 ml en automédication),
  • [2] Givalex (hexétidine, salicylate de choline, chlorobutanol) une autre solution en bain de bouche (flacon de 125 ml),
  • [3] Glyco-Thymoline 55 (eucalyptol, lévomenthol, sodium, thymol), une solution antiseptique avec des terpènes pour bain de bouche notamment pour les aphtes (flacon de 250 ml),
  • [4] Dakin Cooper Stabilisé (hypochlorite de sodium) une solution antiseptique à base de chlore pour application locale sur les plaies (flacons de 250 ml et de 500 ml, avec, déjà, des flacons plus petits, à 60 et 125 ml, en automédication),
  • [5-6] Celestamine (bétaméthasone, dexchlorphéniramine) un anti-allergique avec cortisone en comprimés (boîte de 30) pour rhinite, urticaire,
  • [7] Ossopan (complexe osséine-hydroxyapatite) un extrait d'os, comme supplémentation en calcium, à 600 mg, en comprimés pelliculés (boîte de 30),
  • [8] Rhinotrophyl (ténoate d'éthanolamine) une solution pour pulvérisation nasale avec du soufre (flacon de 20 ml) en traitement d'appoint des rhinites,
  • [9-11] Titanoréïne (carraghénates, dioxyde de titane et oxyde de zinc) protectrice et cicatrisante pour les hémorroïdes en crème (tubes de 20 et de 40 g) et en suppositoires (boîte de 12),
  • [12] Structum (chondroïtine sulfate sodique) un anti-arthrosique d'action lente (arthrose du genou ou de la hanche) en gélules (boîte de 60) ;
    et voici les 11 produits déremboursés sous prescription mais dont la prescription ne devrait pas rester obligatoire :
  • [1] Cortisal (prednisolone, monosalicylate de propylène glycol), un anti-inflammatoire d'action locale, en crème avec un corticoïde et un salicylé (tube de 30 g),
  • [2-3] Hexaquine (benzoate de quinine, chlorhydrate de thiamine) comprimé enrobé (boîte de 18) et Hexaquine Adulte suppositoire (boîte de 6), un relaxant musculaire pour les crampes (mais fait actuellement l'objet d'une réévaluation par l'ANSM),
  • [4] Lumirelax (méthocarbamol), un autre relaxant musculaire, mais pour les contractures musculaires douloureuses, en comprimés (boîte de 20),
  • [5] Okimus (benzoate de quinine, extrait d'aubépine) un autre relaxant musculaire pour les crampes à base de quinine en comprimés enrobés (boîte de 40),
  • [6] Quinine Vitamine C Grand (acide ascorbique, quinine bisulfate hydrate) un autre relaxant musculaire à base de quinine en comprimés enrobés (boîte de 24) pour les crampes (mais fait actuellement l'objet d'une réévaluation par l'ANSM),
  • [7-9] Nexen (nimésulide) un anti-inflammatoire non stéroïdien pour les douleurs intenses, à 100 mg, en comprimés (boîtes de 10 et 30), ainsi que Nexen 100 mg granulés pour solution buvable en sachet (boîte de 30),
  • [10-11] Proctolog (trimébutine et ruscogénines) protectrice et cicatrisante pour les hémorroïdes en crème rectale (tube de 20 g) et suppositoire (boîte de 10) ;à savoir : tous ces produits à prescription facultative aujourd'hui ou probable future sont à des prix bas (entre 2 € et 5 €) et donc l'impact économique sur les consommateurs devrait être limité (sauf Structum, vendu 15.64 € la boîte de 60 gélules) ; il est bien sûr possible, pour leurs consommateurs fidèles (et chroniques pour Structum), de faire quelques économies en les acquérant avec une prescription avant le 1er Décembre, d'autant que leurs prix vont augmenter (tout simplement parce qu'ils ont été bloqués par la tutelle pendant des dizaines d'années)

    Vrac-Produits-Déremboursés : Commentaires :
    • [2011-10-17, Vincent-Nantes-senior (et nombreuses autres réactions semblables) : je voudrais m'inscrire à contre sur ce type de dé-remboursement qualifié d'au fil de l'eau et je l'écris car je scrute activement l'actualité santé même si je ne suis plus un professionnel et car je suis un consommateur de Structum et que cela me fait du bien (et il faut ajouter la réduction de taux de remboursement de Spasfon, de 30% à 15%, un produit très utilisé) ; sur les principes, on ne peut pas contester que les politiques décident de dérembourser une classe entière de produit pour la même pathologie mineure (je devrais écrire pour les mêmes signes mineurs pour reprendre votre terminologie non médicale)… après tout c'est un choix légitime pour l'État, à titre d'économies, de ne plus faire prendre en charge une pathologie par la Sécu (après si l'on n'est pas d'accord, il y a le bulletin de vote), mais ici pour des produits isolés c'est très criticable pour au moins 2 raisons en me fondant sur 2 exemples-type : la 1ère est qu'il faut garder pour des prescriptions particulières (majeures) des bains de bouche remboursés ou alors si on veut dérembourser tous les produits d'une classe, il faut garder la possibilité d'être remboursé dans certains cas très précis (hélas, ce n'est pas possible pour la Sécu aujourd'hui et il y a 2 poids 2 mesures, la non-coexistence de produits remboursables et non remboursables, dans cette classe des bains de bouche (pour des raisons économiques), et la coexistence de produits remboursables et non remboursables dans d'autres classes comme l'asprine et le paracétamol (pour des raisons apparemment médicales) ; la 2ème concerne le Structum et là c'est carrément inégalitaire, le même principe actif dans un autre produit, moins dosé, étant resté remboursé (comme vous le mentionnez) et plus cher (vous ne le mentionnez pas) ; d'ailleurs, j'ai vu ce matin mon pharmacien qui m'a surpris en me disant que d'autres produits anti-arthrosiques au long cours comme Structum, avec d'autres principes actifs, étaient toujours remboursés et il m'a proposé de demander au médecin de changer sa prescription… au total, dites-moi où sont les économies ?]
    • [2011-10-18, Aude-Paris : je suis 100% d'accord avec le contributeur précédent même si je ne suis pas une professionnelle de santé : le dé-remboursement partiel de Spasfon, de 30% à 15%, est une absurdité et augure mal de l'avenir quasi certain (dé-remboursement total) et alors que se passera-t-il ? son prix augmentera et le prix de ses génériques qui aujourd'hui sont fixés au même niveau pour une raison bizarre seront aussi libérés, et je vous laisse deviner le reste… moi c'est un produit que je prend souvent et j'ai l'impression que ces messieurs de l'HAS (qui sont-ils ?) ne doivent pas bien se préoccuper des gens (il les appellent sans doute des patients et le Spasfon c'est pas un produit noble pour eux) ;     en plus j'ai 2 questions à vous poser : [1] vous écrivez que l'impact économique sera réduit pour les consommateurs avec des prix compris entre 2 et 5 € pour les déremboursés… si on en achète régulièrement, expliquez-moi comment on n'arrive pas à dépenser au moins 100 € en 1 an (avec les autres déremboursements, notamment les veinotoniques) ; [2] le contributeur précédent a écrit que Chondrosulf est 50% plus cher que Structum alors pourquoi avez-vous sélectionné le premier dans la page sur les  : Articulations douloureuses et pas le Structum, plus accessible ?]
    • [2011-10-22, «MonAutomedication.fr» : vos inquiétudes, Vincent et Aude, sont compréhensibles, mais il ne nous appartient pas de commenter des décisions de l'État… juste de répondre à vos questions ; en ce qui concerne le prix actuel du phloroglucinol (Spasfon et ses génériques), ce n'est pas vraiment une bizarrerie, mais en termes techniques un TFR (Tarif Forfaitaire de Responsabilité), c'est-à-dire que pour certains produits généricables, la Sécu ne rembourse pas en pourcentage du prix public (ici 15%) mais sur la base d'un montant fixe (2.12 €, très bas), et en pratique le laboratoire du produit dit princeps (Spasfon) aligne son prix sur ce TFR… et dans l'hypothèse d'un déremboursement total les prix deviendraient libres et indépendants (et chaque Labo, princeps ou génériqueur, augmenterait en fonction de ses contraintes spécifiques) ; en ce qui concerne le mode de sélection d'un produit par les pharmaciens du comité de rédaction, le prix n'est qu'un des critères opérés : d'abord, le principe actif peut être légèrement différent (avec des conséquences au moins pharmaco-cinétiques), le dosage aussi, la forme pharmaceutique aussi (etc.) ; dans le cas de Chondrosulf et de Structum, d'abord l'origine du sulfate de chondroïtine est différente (bovine pour le premier et aviaire pour le second), et les dossiers ne peuvent être identiques ; ensuite, c'est vrai, le dosage du premier est à 400 mg par gélule et celui du second est de 500 mg par gélule, pour un prix par boîte de respectivement de 21.31 € (84 gélules) et 15.64 € (60 gélules), donc plus cher pour le premier ; cependant les pharmaciens ont tenu compte d'un autre aspect, la posologie officielle, car pour ces produits spécifiquement, il leur a semblé important de prendre des quantités significatives au long cours (action lente) : pour Chondrosulf, la posologie est de 3 fois par jour (soit 1200 mg) et pour Structum, de 2 fois par jour (soit 1000 mg)… et si Structum était pris 3 fois par jour, alors le prix journalier (CTJ) serait identique pour les 2 produits (il est possible que Pierre Fabre dispose de données scientifiques soutenant 2 prises par jour, et pas 3, mais nous n'en avons pas connaissance)]
    • [2011-10-25, Pharmacien-Lille : il faut savoir que la commission d'AMM de l'ANSM (ex-AFSSAPS) vient de restreindre l'usage des produits à base de quinine pour les crampes, ici 3 produits, Hexaquine, Okimuset Quinine Vitamine C Grand, soit, seulement après échec d'un traitement non-pharmacologique… donc la possibilité de délistage de ces produits, et de leur passage en automédication, paraît improbable à court terme]
    • [2012-02-04, Pharmacien-Lille : je reviens vers vous car je pense que cela va intéresser vos Internautes, depuis le déremboursement les ventes de Structum ont fortement chuté, mais le malheur fait le bonheur des autres… les ventes se sont reportées sur un produit encore remboursable… je me demande où se situe la Santé publique dans toutes ces bizarreries ; 2015-03-05, «MonAutomedication.fr» : Art 50 (les autres spécialités à base de diacéréine, Zondar et génériques, ne sont plus remboursables depuis 2013), Chondrosulf et Piascledine, indiquées dans le traitement symptomatique de l'arthrose de la hanche et du genou, ne sont plus ni remboursables (auparavant remboursable à 15%), ni agréées aux collectivités, à compter du 1er Mars 2015, comme les spécialités à base de glucosamine peu avant, par décision Ministérielle… la concurrence est donc maintenant ré-équilibrée ; à savoir : en décembre 2014, l'utilisation des médicaments contenant de la diacéréine a été restreinte en raison d'effets indésirables d'ordre digestif (diarrhées), hépatique (hépatite) et cutané (ces médicaments ne doivent plus être utilisés chez les personnes de plus de 65 ans)]


    Discussion terminée (5 commentaires au maximum)  


Actualisation: 5-Mars-2015
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