* CONSEIL PHARMACIEN *

Mots-clés : Conseil pharmacien, officine, proximité, confiance, professionnel, Description du problème, Prescription, Conditions, Histoire, Continuité, Nouveauté, Déclenchement, Diminution, Essais | Rédaction - Actualisation de cette page : 7 Septembre 2011

RATIONNEL
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le pharmacien de confiance, à proximité, est le professionnel de santé requis quand un souci de santé semble bénin mais incertain (par exemple, après auto-évaluation avec les boîtes à choix multiple de «MonAutomedication.fr») et il est le professionnel de santé incontournable pour toute décision d'automédication quelle qu'elle soit ;
il est un expert du médicament qu'il a étudié pendant au moins 5 ans à l'université (faculté de pharmacie) et qu'il continue d'étudier tout au long de sa vie professionnelle dans le cadre de la FPC (formation pharmaceutique continue) obligatoire ;
pour l'automédication, sa démarche est pragmatique, elle est différente du médecin, en ce sens qu'elle n'est pas focalisée sur un diagnostic et sur son évolution à terme, mais plutôt sur un problème bien cerné, simple, sans risque, sur sa solution pratique, et sur une délivrance (dispensation) sûre ;
le pharmacien a aussi un rôle clé, bien sûr, dans la dispensation des médicaments prescrits, dans le contrôle des éventuelles interactions (etc.) : en ce sens, en cas de maladie chronique, la lecture par lui de l'ordonnance et du Dossier Pharmaceutique (DP) est éclairante et importante ;
il a une profession libérale, mais réglementée, astreinte à des gardes, avec un accès gratuit et sans rendez-vous ;il est nécessairement adhérent à l'Ordre des Pharmaciens
SÉLECTION
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bien choisir le pharmacien de confiance n'est pas une décision anodine (a priori, c'est pour longtemps, sauf déménagement), mais plutôt un compromis en fonction de contraintes variées et de bonnes questions à se poser
  • 1ère question : 'Où ?' en effet, le critère de proximité est primordial (en cas d'urgence, ou bien pour faciliter le contact)… c'est facile à réaliser en ville avec plusieurs officines autour du lieu d'habitation, mais beaucoup moins simple en campagne (repérer toutes les pharmacies autour du domicile)
  • 2ème question : 'Qui ?', en effet le critère de la bonne entente est également très important (à critère de distance comparable), que ce soit en raison du même âge, du même sexe, de la même éducation, ou d'un profil psychologique concordant... et surtout du statut (s'agit-il du pharmacien titulaire ou son associé co-titulaire, réels propriétaires de l'officine, donc présents normalement pour longtemps, ou bien s'agit-il d'un pharmacien assistant, jeune donc peu expérimenté et présent normalement moins de temps, ou plus âgé mais qui n'a pas toujours le sens de l'initiative, ou bien s'agit-il d'un préparateur qui peut aider mais n'a pas les qualifications ni la marge de responsabilité?)
  • 3ème question : 'Pour quoi ?', en effet le critère commercial n'est pas à négliger (merchandising, promotion, prix, services) qui permet de mesurer le dynamisme de l'officine et son sens de la relation client, éléments-clés pour l'automédication ; l'appréciation n'est pas si difficile qu'il n'y paraît : avant d'entrer, regarder la vitrine, est-elle moderne, colorée, inventive, fréquemment ré-agencée, ensuite sur le pas de la boutique, jauger l'espace et son organisation (surface totale, mise en évidence ou non de la parapharmacie, et du libre accès pour l'automédication, présence ou non de comptoirs individuels pour le ou les pharmaciens propriétaires et pour la confidentialité, etc.)
CONTACT
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déterminer d'abord le bon moment (quand l'officine n'est pas surchargée : a priori, pas à l'ouverture, ni à la fermeture, ni au moment du déjeuner) ;
en cas de timidité, utiliser un subterfuge avant de parler automédication : par exemple, rapporter les boîtes de médicaments prescrits entamés et non terminés (c'est le rôle du pharmacien de les transférer à un organisme spécifique pour qu'ils soient détruits -et pas recyclés ou redistribués aux nécessiteux comme le supposent à tort certains médias), ou bien demander d'abord un conseil pour l'achat d'un outil de la trousse (par exemple, nouveaux thermomètres à infra-rouge) ; se rappeler qu'il est toujours possible, quel que soit le problème, grave ou mineur, de demander au pharmacien à lui parler dans un espace confidentiel (le plus souvent, son bureau) ;
présenter ensuite le problème rencontré en étant bien préparé (réfléchir auparavant au message à transmettre, notamment à la description précise des signes et autres indices relatifs au problème rencontré, en se rappelant que le pharmacien fonctionne en terme de solutions sur la base de produits existants) ;
au moment de la dispensation, se rappeler la règle des 7 vérifications-tests rapides : (1) le type de traitement a-t-il été précisé entre préventif, curatif, ou symptomatique (l'attente en terme de résultats n'est pas la même, selon), (2) les traitements prescrits par ailleurs pour une autre maladie ou régulièrement pris en automédication pour d'autres symptômes ont-ils été discutés (ou validés par le DP) pour minimiser les interactions potentielles, (3) par quelle voie, à quelle dose, à quel moment précis, à quel rythme, le traitement doit-il être administré selon âge, profil, pathologies associés, (4) au bout de combien de temps, une efficacité du traitement peut-elle être attendue, (5) quels sont les incidents susceptibles d'intervenir et habituellement selon quelle probabilité en moyenne, (6) que faire en cas d'oubli d'une prise, (7) que faire en cas d'échec ou d'intolérance majeure ;
ne pas oublier de mentionner les allergies éventuelles et les intolérances importantes rencontrées précédemment (celles qui ont motivé l'arrêt d'un traitement quel qu'il soit) ;
ne pas oublier qu'en cas d'heure tardive, il existe toujours une pharmacie de garde proche (coordonnées obtenues facilement en téléphonant gratuitement à la gendarmerie, par le 17)
PHARMACIEN-CONSEIL
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9 questions prioritaires à (bien) préparer : signes, co-événement, apparition, ancienneté, durée, récidive, potentialisation, atténuation, expérience antérieure, avant de contacter le pharmacien de confiance ;
se rappeler que le pharmacie est un lieu de communication, par nécessité : chaque jour, 3.5 Millions de Français (soit plus de 5 sur 100) franchissent le seuil de l'une des quelques 22000 officines, donc en moins de 20 jours, théoriquement, la totalité de la population Française a visité une officine (en réalité c'est faux car certaines personnes visitent l'officine plus souvent et d'autres, pas du tout) ;
chaque jour, 300 000 personnes entrent dans une pharmacie et repartent sans avoir rien acheté (pour un acte gratuit : conseil, écoute, soutien), chaque jour, 8 personnes téléphonent en moyenne à une officine pour un renseignement ou un service ;
pour les petits soucis de santé au quotidien, «MonAutomedication.fr» sépare distinctement ce qui peut relever des problèmes d'automédication et du conseil du pharmacien de confiance (tous les problèmes supposés d'automédication qui aboutissent directement à un problème/solution, tous les problèmes supposés d'automédication dans le simulateur d'auto-évaluation qui aboutissent à cette page, car mal définis ou incertains) et ce qui doit relever de la consultation médicale (tous les problèmes supposés à tort d'automédication et qui aboutissent à la Consultation médicale)

légendesQUESTIONS AU PHARMACIEN POUR L'AUTOMÉDICATION

THÈMES TYPE QUESTIONS REMARQUES CONSEILS
Description du problème signes 1- quels sont (tous) les signes liés aux troubles? la préparation porte ici tout son sens : plus l'information est précise, sans ambiguïté, plus la solution proposée peut être efficace rester objectif et neutre (éviter de tout relier à tout et d'aller au-delà des faits, éviter de présenter le diagnostic personnellement envisagé au pharmacien, pour avis… à chacun son métier), et en pratique montrer la réalité du trouble si possible, sans pousser au voyeurisme les autres clients de l'officine
Prescription co-événement 2- le trouble est-il lié, au moins apparemment, avec la prise en cours d'un produit prescrit? pour relier un trouble à un produit, il faut être sûr (en cas de doute et quand le trouble est mineur, tester à nouveau) : un médicament prescrit, c'est un rapport bénéfice-risque vu comme positif par le praticien, ce n'est pas une potion magique ou l'échange-standard d'une pièce mécanique défectueuse (pour utiliser un langage imagé) ne pas se laisser influencer par la lecture de la fiche patient du médicament prescrit (les effets indésirables sont rares, sauf exception, en tout cas le plus souvent entre 1% et 5% des cas, ce qui signifie que 1 à 5 personnes -seulement- sur 100 est victime du trouble répertorié, pas les autres, et que ce trouble n'entraîne pas toujours l'arrêt du médicament concerné)
Conditions apparition 3- comment le trouble est-il apparu? il est inutile de chercher midi à 14 heures : l'heure de survenue, les conditions de survenue (repas, sport, travail, etc.) ne pas compliquer le description avec des digressions sans rapport (se rappeler qu'en même temps le pharmacien analyse l'information, la traduit en possibilités, en exclusion, etc.)
Histoire ancienneté 4- depuis combien de temps le trouble a-t-il commencé? quand le trouble est ancien, s'en rappeler pour ne pas se retrouver à nouveau dans une telle impasse (la prochaine fois, ne pas attendre pour contacter le pharmacien) dire la vérité (le seul risque est d'entendre une petite leçon)
Continuité durée 5- le trouble est-il permanent ou discontinu? quand le trouble est permanent, il faut préciser s'il est constant ou variable en intensité rester simple et direct
Nouveauté récidive 6- le trouble est-il totalement nouveau ou semble-t-il une réapparition ou une rechute? un critère important dans la relation, car il va changer la démarche du pharmacien si récidive, indiquer le(s) produit(s) habituellement utilisé(s), la satisfaction (ou non), et ses intentions (conserver, changer, rechercher une nouveauté?)
Déclenchement potentialisation 7- existe-t-il des signes qui favorisent l'apparition du trouble ou augmente sa sévérité? un critère difficile à préciser les premières fois (penser à s'y exercer pour les prochaines fois, car l'information est très utile au pharmacien dans son évaluation) ne rien dire, si pas absolument sûr de lien de cause à effet
Diminution atténuation 8- y a-t-il quelque chose qui fait diminuer le trouble? un critère difficile à préciser les premières fois (penser à s'y exercer pour les prochaines fois, car l'information est très utile au pharmacien dans son évaluation) ne rien dire, si pas absolument sûr de lien de cause à effet
Essais expérience antérieure 9- quels sont les traitements essayés avant de demander conseil? une information essentielle au pharmacien (mais aussi pour soi personnellement, car le pharmacien peut la commenter positivement ou négativement et aider à la résolution de troubles futurs similaires) dire la vérité (le seul risque est d'entendre une petite leçon)

MISE EN GARDE : (rappel) quand il y a un doute sur la sévérité du ou des troubles rencontrés, commencer par en parler au pharmacien de confiance pour un premier aiguillage : soit, automédication possible, soit, automédication inapropriée et alors consultation médicale préférable (et dans quel délai ?)

Actualisation: 7-Septembre-2011
Lire attentivement les PAR, Principes d'une Automédication Réussie
Demander toujours conseil au Pharmacien-Conseil de confiance, à proximité
Si les symptômes persistent, consulter sans tarder le Médecin-Traitant

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