légendesPAUSE-DÉTENTE SUR LE BIEN-ÊTRE ET L'AUTOMÉDICATION

(uniquement des études publiées dans des journaux reconnus avec réviseurs indépendants, et chez l'homme... avec parfois un brin d'humour)
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THÈME INFORMATION
Cacahuètes-Longévité
Etude-scientifique
2015-03-19
(mise en ligne)
Prévention
2015-03-19 (initial, pas encore de commentaire)

Le Dr Xiao-Ou Shu, un épidémiologiste de l'Université Vanderbilt (Nashville, USA) et son équipe ont examiné l'association entre la consommation des noix et cacahuètes et la mortalité sur 3 grands groupes de personnes impliquant, au total, 71 764 participants à faible revenu, blancs et noirs, vivant dans le Sud des USA et 134 265 participants vivant à Shanghai (Chine) et publié leurs résultats dans la renommée revue JAMA (Internet), en Anglais, sous le titre Prospective Evaluation of the Association of Nut/Peanut Consumption With Total and Cause-Specific Mortality ; clairement, la consommation de noix est associée à un risque réduit de décès toutes causes confondues et de décès liés à la maladie cardiovasculaire, de manière significative dans les différents groupes d’étude (la réduction du risque de décès toutes causes confondues atteint -17% à -21% et la réduction du risque de maladie cardiaque ischémique atteint -30% à -40%), selon les quantité consommées ; ainsi, les consommateurs réguliers de cacahuètes vivraient 5 à 6 ans de plus que ceux qui n'en mangent pas ou très rarement ; les auteurs rappellent que, même s'il s'agit d'un lien épidémiologique et non d'une preuve de causalité par une étude clinique contrôlée, d'autres études ont montré les effets bénéfiques des fruits dits à coques (noix, noisettes, amandes) chez des individus blancs au statut social favorisé ; ici, la plupart des participants appartiennent à des catégories socio-économiques modestes et sont blancs (Caucasiens) ou noirs (Africains) ou jaunes (Asiatiques) d'origine, hommes ou femmes, et l'étude a suivi une large période de vie (de 5 ans à plus de 12 ans)… et les cacahuètes (issues des racines de la plante) sont nettement moins coûteuses et plus largement accessibles que les fruits à coque [JAMA Internal Medicine]

- Analyse et conseils : Grignoter des noix, des amandes (on le savait déjà, comme pour d'autres fruits à coque) et maintenant des cacahuètes est associé, grâce à cette étude Américaine, à un risque réduit de mortalité toutes causes confondues et de décès cardiovasculaire ; voilà une bonne nouvelle car c'est un plaisir gourmand et peu coûteux… mais attention qui dit gourmand, dit gourmandise et là l'étude est formelle, les chercheurs ont mesuré ces effets (très) bénéfiques avec une prise quotidienne moyenne d'environ 18 grammes de cacahuètes (oui, c'est bien peu, une vingtaine de cacahuètes… prière de vérifier soi même avec une petite balance de cuisine !), et donc le premier conseil pratique consécutif à cette étude est de profiter modérément, mais régulièrement de l'aubaine, sans, évidemment, y ajouter l'alcool d'un apéritif (en particulier ne pas se mettre au diapason d'un des personnages du film intitulé le Cœur des Hommes qui argumente-justifie son jogging avec ses potes pour pouvoir fumer encore plus en toute impunité !) ; et il faut se rappeler que tous ces fruits à coque sont riches en huile et que leur consommation abusive entraîne des prises de poids bien réelles, elles-mêmes synonymes de problèmes cardiovasculaires (sans parler des excès de sels dans les préparations industrielles) ; donc, à savoir (ou à noter sur un post-it ou son mémo de smartphone), manger quelques cacahuètes ou noix ou amandes ou un mélange, riches en acides gras non-saturés, en fibres, en antioxydants et en vitamines, c'est un cocktail à la fois bénéfique et protecteur pour le cœur (et permet de gagner, statistiquement, toutes choses égales par ailleurs, quelques années d'espérance de vie) dans les 2 sexes et dans tous les groupes ethniques


 
 
 
 
Cerise-Goutte
Etude-clinique
2013-06-11
(mise en ligne)
Prévention
2013-06-18 (commenté), 2013-06-11 (initial)

La goutte n'est certes pas une maladie qui relève de l'automédication, mais la phytothérapie et une bonne nutrition sont des clés de la médication personnelle ; la présente étude clinique, par Yuqing Zhang et ses collègues de l'Université de Boston (USA), publiée dans la très sérieuse revue Arthritis & Rheumatism (en savoir plus : A&R Internet, en Anglais) marque une pierre blanche dans la compréhension de la maladie (et peut-être de ces prémices comme l'hyperuricémie) et de sa prévention par une consommation modérée de cerises (une douzaine par jour, seulement) ; les résultats sont clairs : chez les goutteux, manger des cerises pendant 2 jours avant suffirait à réduire de 35 % le risque de faire une crise de goutte, par rapport à ceux qui ne mangent pas de cerises (et pour ceux qui en même temps prenait le traitement médical de référence, à base d'allopurinol, la réduction atteint même 75%) ; par ailleurs, l'absorption de cerises a aussi eu un effet bénéfique sur la concentration de purines (associées à certains aliments néfastes pour la goutte), mais pas d'effet en cas d'absorption d'alcool [Arthritis and Rheumatism]

- Analyse et conseils : La cerise, traditionnellement, est déjà connue pour avoir une action bénéfique dans la réduction de l'acide urique ; la goutte est une affection qui touche essentiellement (à près de 90%) les hommes (environ 2 personnes sur 100 en France) et cela davantage au fur et à mesure du vieillissement ; elle se déclenche typiquement chez les hommes mangeant beaucoup et riche et ne faisant pas ou peu d’exercice, à partir de 50 ans, et se manifeste entre autres par des douleurs vives (presque insupportables) aux articulations au niveau du gros orteil ; au moment où la saison des cerises commence, Yuqing Zhang a bien voulu ajouter quelques précisions à sa publication pour «MonAutomedication.fr» : les patients inclus dans l'étude (contrôlée, avec 633 patients souffrant de la goutte, âgés de 54 ans en moyenne, pour la plupart masculins, suivis pendant 1 an) n'ont pas indiqué quelle variété de cerise (jaune ou rouge ou griotte-morelle ou cerise de Montmorency-amarelle), ni sous quelle forme (le fruit, le jus, l'extrait), ni sous quelle aspect (fraiche, en conserve, en préparation industrielle) mais l'on peut faire l'hypothèse, d'après d'autres investigateurs, que l'effet protecteur est plus marqué avec les griottes (très acides, seulement en pâtisserie ou en confitures) et avec les cerises rouges qu'avec les cerises jaunes (en se rappelant que l'action bénéfique est sans doute associée aux anthocyanines, des pigments rouge-bleu, et principaux composés phénoliques du fruit, grâce à leur propriété anti-oxydante) ; il reste que les principes médicaux de base pour la prévention de la goutte reste une nourriture équilibrée (moins riche en protéines), pas ou moins d'alcool (pas de bière), de l'exercice physique… et, pourquoi pas quelques cerises rouges fraîches en saison, et des jus et autres préparations hors saison

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Obésité-abdominale-risques
Etude-clinique
2012-09-24
(mise en ligne)
Prévention
2012-09-24 (initial, pas encore de commentaire)

L'embonpoint localisé à l'abdomen, même avec un poids global normal, est un facteur de risque majeur de mortalité cardiovasculaire et de mortalité tout court, voilà le résultat majeur et sans appel d'une étude clinique très importante (en terme d'efffectifs recrutés et de temps d'observation) et présentée au Congrès Européen de la Société de Cardiologie (en savoir plus : ESC) ; Francisco Lopez-Jimenez et Karine Sahakyan de la Mayo Clinic de Rochester (Minnesota, USA) ont analysé les données concernant 12 785 personnes avec un âge moyen de 44 ans, suivies pendant 14 ans (taille, poids, tour de taille, tour de hanche, statut socio-économique, co-morbidités et paramètres physiologiques et biologiques) ; les personnes avec un poids normal d'après leur indice de masse corporelle (IMC, qui est une mesure de la corpulence selon la taille et le poids), mais avec une accumulation de graisse autour de la taille ont un risque de décès de maladies cardiovasculaires 2.75 fois plus élevé et un risque de décès de toute cause 2.08 fois plus élevé que les personnes avec un poids normal et sans accumulation de graisse abdominale (et même pour enfoncer le clou, les auteurs indiquent que cette graisse abdominale serait même pire que l'obésité… voir dans le cadre de l'automédication, le surpoids) [European Society of Cardiology]

- Analyse et conseils : Bien sûr, de nombreuses recherches précédentes ont déjà montré que l'obésité (avérée en France par un IMC supérieur à 28) est mauvaise, mais ce qui est nouveau dans cette recherche est que la répartition de la graisse est très importante, même chez les personnes avec un poids normal ; 3 sous-groupes ont été étudiés, selon l'IMC, un sous-groupe normal (IMC inférieur à 25), un sous-groupe avec surpoids (IMC inférieur à 30) et un groupe obèse (IMC > 30, soit davantage que la norme Internationale de 28) et, pour chacun des 3 sous-groupes, 2 options selon le ratio de tour de taille par rapport au tour de hanche, encore appelé ratio-taille-hanche, un ratio normal (soit, RTH<0.85 chez les femmes et RTH<0.90 chez les hommes) ou bien un ratio élevé (soit, RTH>0.85 chez les femmes et RTH>0.90 chez les hommes) ; cet embonpoint abdominal (RTH élevé) avec des graisses logées profondément dans l'abdomen (également appelé en langage courant bidon, brioche, bedaine, panse-à-bière) doit être distingué des «poignées d'amour» situées juste sous la peau et il doit être combattu avec constance… tout d'abord, il faut se situer selon les 6 possibilités de l'étude en mesurant son IMC (voir le tableau synoptique IMC), puis pour affiner, en calculant son RTH avec un simple mètre ruban (diviser le tour de taille pris au niveau du nombril ou jusqu'à 1 cm au dessus du nombril, mesuré en centimètres, par le tour de hanches pris au niveau du maximum des fesses, mesuré en centimètres)… si le résultat de la division, ou RTH, est supérieur à 0.85 pour une femme ou supérieur à 0.90 pour un homme, alors, il est temps de réagir avec progressivité et constance et à 2 niveaux ; d'un côté, le relâchement des muscles abdominaux est contrecarré par des exercices physiques ciblés (bannir la sédentarité… et pratiquer tous les jours le relevé de buste : en position allongée, se relever sans forcer en regardant vers le haut, pour ne pas casser la ligne de la nuque, en gardant le dos bien droit, en collant les genoux près de la poitrine et les pieds à hauteur du bassin, avec le bas du dos toujours en contact avec le sol) et de l'autre, l'accumulation localisée de graisses est contrecarrée par des modifications du régime alimentaire, boissons comprises (diminuer les sucres, comme les pâtisseries, les sodas, l'alcool et aussi les graisses d'origine animale, etc.)… en bref, suivre le slogan manger-bouger, avec une alerte spécifique… attention, au bout de 3 semaines d'exercices, un sédentaire ancré dans ses habitudes va rencontrer un pic de fatigue, et c'est précisément à ce moment-là qu'il ne faut pas se laisser aller, ni abandonner, car les premiers résultats ne sont visibles qu'au bout du premier mois


 
 
 
 
Performances-intellectuelles-Âge
Etude-scientifique
2012-01-18
(mise en ligne)
Santé-publique
2012-02-13 (commenté), 2012-01-18 (initial)

Déclin cognitif dès 45 ans. Le déclin des capacités cognitives commence bien plus tôt que prévu (soit à 45 ans, et pas après 60 ans comme avancé auparavant). D'après une analyse des données médicales de 5198 hommes (67%) et 2192 femmes Britanniques âgés de 45 à 70 ans au début de l'étude et suivis pendant 10 ans en 5 groupes d'âge (45-49, 50-54, 55-59, 60-64, 65-70, au départ), publiée dans le British Medical Journal (Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study, daté du 5 Janvier), une équipe de chercheurs de l'Inserm et de l'University College London dirigée par Archana Singh-Manoux montre que la mémoire et la capacité à raisonner et à comprendre commencent à décliner dès l'âge de 45 ans ; les fonctions cognitives des participants ont été évaluées 3 fois au cours de ces 10 années (tests individuels d'évaluation de la mémoire, du vocabulaire, du raisonnement et de l'expression orale, en plus d'examens cliniques) ; les résultats montrent que les performances cognitives (sauf pour les tests de vocabulaire) déclinent avec l'âge (pour chaque tranche d'âge) et ce d'autant plus rapidement que les gens sont plus âgés… par exemple, au cours de la période de l'étude, le déclin des scores du raisonnement est de -3.6% pour les hommes âgés de 45 et 49 ans et de -9.6% pour les hommes âgés de 65 à 70 ans (respectivement, pour les femmes, -3.6% et -7.4%, donc un déclin légèrement plus lent) [B.M.J. (British Medical Journal)]

- Analyse et conseils : Pas d'alarme excessive au vu de ces résultats ! la diminution de la capacité cognitive est légère pour la période 45-49 ans (presque 3 fois inférieure à la période quinquénale extrême étudiée, 65-70 ans ; l'étude a une vraie importance au niveau des maladies dégénératives (type maladie d'Alzheimer) car la connaissance du début de la dégradation (pour une action la plus précoce possible) semble primordiale dans l'efficacité des traitements (médicamenteux ou comportementaux, uniquement sur prescription)… l'augmentation de l'espérance de vie, positive si en bonne santé, entraîne le défi majeur de la prévention (ou du contrôle) du déclin cognitif lié à l'âge… l'impact positif du régime nutritif Méditerranéen, d'une activité physique régulière et des activités stimulantes comme la lecture ou même les jeux d'entraînement cérébral sur Internet (ou papier) font actuellement consensus dans les publications… faut-il pour autant commencer les jeux de stimulations cérébrales dès la quarantaine ?

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Formes-Longévité
Etude-clinique
2011-12-09
(mise en ligne)
Prévention
2011-12-09 (initial, pas encore de commentaire)

Forme physique meilleure que formes en excès du corps. Pour vivre plus longtemps, une étude Américaine encourage les hommes à privilégier leur forme physique en se souciant moins de leurs excès (raisonnables) de poids ; c'est un travail épidémiologique important d'une équipe de l'Université de Caroline du Sud (à Columbia, USA) qui a suivi, pendant 11 ans, 14 345 hommes (âge moyen 44 ans au départ, blancs, de classe socio-culturelle moyenne à élevée, la plupart avec un indice de masse corporelle, ou IMC, normal au départ), avec au moins 2 consultations médicales approfondies de contrôle  les résultats sont clairs : les hommes qui ont maintenu un bon niveau d'activité physique, ou qui l'ont même amélioré au cours des 11 années, sont moins susceptibles de succomber à une crise cardiaque ou un AVC, qu'ils prennent ou non du poids pendant la période (sur la période, 27% de moins de risque de décès cardiovasculaire par rapport à ceux dont l'activité physique a diminué, et, 42% de moins de risque de décès cardiovasculaire pour ceux dont l'activité physique a été en augmentation par rapport à la situation de départ) [source : Duck-chul Lee (et al.), Long-Term Effects of Changes in Cardiorespiratory Fitness and Body Mass Index on All-Cause and Cardiovascular Disease Mortality in Men, Circulation, 2011, 124: 2483-2490] [Circulation (American Heart Association)]

- Analyse et conseils : L'étude s'inscrit à la suite de recherches précédentes comparables sur les bienfaits de l'activité physique sur la santé, dont une étude qui a suggéré que les personnes de plus de 60 ans disposant d'une bonne santé cardio-respiratoire vivent plus longtemps que les adultes du même âge moins engagés dans l'exercice physique (la présente étude réalisée seulement sur des hommes -pas de femmes- indique en plus que leur poids initial importe peu) ; attention cependant à ne pas faire dire à l'étude que l'on peut s'empiffrer jusqu'à l'obésité, du moment que l'on a une activité physique soutenue ! (et, en cas d'obésité, il est important de consulter un médecin avant de se lancer dans la pratique de n'importe quel sport)   la forme physique serait donc un meilleur indice de longévité que le poids, et surtout pour un homme mince, qui n'a pas d'activité sportive, il ne devrait pas se tromper en pensant qu'en étant maigre, il n'a pas besoin d'exercice physique…


 
 
 
 
Détartrage-Cardiovasculaire
Etude-clinique
2011-11-15
(mise en ligne)
Prévention
2011-12-07 (commenté), 2011-11-15 (initial)

Détartrages protecteurs d'infarctus et d'AVC. Selon une nouvelle étude de cohorte menée à Taiwan par l'équipe de Zu-Yin Chen et présentée au congrès annuel de l'American Heart Association (13 Nov. 2011, à Orlando, Floride), le recours à un détartrage dentaire régulier (1 par an, ou 2 sur 2 ans) était associé à une diminution significative des infarctus (-24%), des AVC ischémiques (-13%) et des événements cardiovasculaires dans leur globalité ; autre résultat : plus la fréquence des détartrages est importante et plus l'incidence des infarctus, AVC ischémiques et des événements cardiovasculaires diminue ; en détail, les cardiologues Taïwanais ont étudié, pendant 7 ans, 100 000 personnes, hommes ou femmes (âge moyen de 38 ans, sans problèmes cardiovasculaires initiaux), divisées en 2 groupes, le 1er comprenant plus de 51 000 adultes qui ont subi au moins un détartrage dentaire partiel ou complet au moins une fois par an, le 2ème comprenant les témoins qui n'ont jamais reçu le moindre soin dentaire [source : Chen Zu-Yin, The association of tooth scaling and decreased cardiovascular disease, Congress of American Heart Association, 2011] [American Heart Association]

- Analyse et conseils : Des études précédentes ont déjà montré qu'une mauvaise hygiène dentaire est corrélée à une augmentation du risque cardiovasculaire, mais ici, la démarche est innovante car elle concerne l'impact du détartrage régulier, et non du brossage des dents… conclusion : procéder à au moins un détartrage annuel auprès d'un dentiste conventionné agréé Sesam-Vitale (c'est pris en charge par la Sécu et, pour les dépassements, par les complémentaires… et en l'absence d'adhésion à une complémentaire, sélectionner un centre de soins dentaires CPAM) ; explications : le tartre, une substance blanchâtre, est composé par accumulation de restes alimentaires qu'un brossage de dents ne suffit pas à faire disparaître totalement, il contient des bactéries qui sécrètent des toxines qui, à terme, entraîneraient un risque plus grand de crise cardiaque et d'attaque cérébrale ; à savoir : même si ces réductions de risque (respectivement -24% et -13%) paraissent faibles, elles sont hautement significatives (en jargon scientifique, les "p-value", très faibles, sont respectivement 0.016 et 0.004, ce qui représente une probabilité très faible d'erreur dans les résultats, la probabilité d'erreur totale étant par contraste égale à 1)

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Nutrition-AVC
Etude-scientifique
2011-09-29
(mise en ligne)
Prévention
2011-10-26 (commenté), 2011-09-29 (initial)

Fruits-Légumes-blancs-protecteurs. Fruits et légumes à chair blanche éloignent radicalement l'AVC. Une étude épidémiologique sur un grand nombre de personnes (20 069 adultes, âgés en moyenne de 41 ans), suivies pendant 10 ans vient juste d'être publiée par une équipe Néerlandaise dirigée par Linda Oude Griep (revue Stroke, en ligne, de l'American Heart Association, sous le titre «Colors of Fruit and Vegetables and 10-Year Incidence of Stroke») ;     les fruits et légumes à chair blanche, comme pommes, poires, bananes… semblent d'excellents protecteurs contre l'accident vasculaire cérébral (AVC) ;     la population suivie, qui ne souffrait initialement d'aucune maladie cardiovasculaire (ni n'avait d'antécédents de ce type) a rempli des questionnaires (pendant 10 ans) selon la consommation de 178 aliments différents et notamment de fruits et légumes qui ont été répartis en 4 groupes de couleurs différentes (1-groupe vert pour les légumes à feuilles sombres comme les choux, les épinards, les blettes, les salades type laitues, 2-groupe orange-jaune pour les agrumes comme les citrons, les oranges, 3-groupe rouge-violet à l'image des betteraves, poivrons, tomates, choux rouges, 4-groupe blanc avec une majorité de poires et de pommes, mais aussi les bananes, les choux-fleurs, la chicorée et les concombres) ;     au cours de l'étude, 233 AVC ont été recensés… et si aucun lien n'a été retrouvé avec la consommation d'aliments des groupes vert, orange-jaune, rouge-violet, une diminution de… -52% du risque d'AVC a été observé chez les amateurs du groupe blanc ;     les résultats favorables sont même comptés dès 25 grammes par jour de fruits et légumes à chair blanche (diminution de 9% de risque d'AVC) [Stroke]

- Analyse et conseils : La question de la couleur des aliments n'est donc pas si saugrenue qu'il n'y paraît en matière d'AVC ;     bien sûr des études précédentes ont déjà lié la consommation élevée de fruits et légumes à un risque d'AVC plus faible, cette étude est la première à examiner les associations de fruits et légumes avec ce risque… en fonction des couleurs de la partie comestible, et elle est solide (mais encore préliminaire… en matière d'épidémiologie, il faut de très grandes populations suivies encore plus longtemps) et c'est une première piste sérieuse ;     en pratique, à titre d'exemple, le poids moyen d'une pomme ou poire est de l'ordre de 80 à 120 g, donc l'effort journalier n'est pas insurmontable ;     sur le plan scientifique, l'explication de cette effet protecteur viendrait de la richesse de ces aliments blancs en fibres alimentaires et en quercétine, de la famille des flavonoïdes (connus pour leurs vertus sur le système circulatoire) ;     à suivre…

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Cigarette-Cancer
Etude-clinique
2011-09-02
(mise en ligne)
Prévention
2013-03-01 (commenté), 2011-09-02 (initial)

Tabac-Matin-Risques. Fumer au saut du lit expose bien davantage aux cancers du poumon, voilà l'enseignement d'une étude clinique intéressante (juste publiée dans la revue Cancer, en ligne, de l'American Cancer Association, sous le titre «Nicotine dependence phenotype and lung cancer risk») ; Joshua Muscat et son équipe du Penn State College of Medicine à Hershey (Pennsylvanie) ont comparé les comportements de différentes catégories de fumeurs, selon l'heure de leur 1ère cigarette de la journée  puis, ils ont analysé les registres des cancers de leur région, pour 7610 fumeurs (4775 avec un cancer du poumon, 2835, sans cancer, comme témoins) ; les résultats sont édifiants, et sans appel : en comparaison avec ceux qui fument 60 minutes après le lever, les fumeurs qui allument leur première cigarette 30 minutes seulement après leur réveil ont un risque de cancer du poumon accru de 31% ; un risque qui augmente encore plus (de 79%) pour les accros qui allument leur première clope moins de 30 minutes, après être sortis du lit ; parallèlement, les cliniciens ont étudié les dossiers de 1055 cas de cancer de la tête et du cou et 795 contrôles, tous fumeurs réguliers, et les résultats sont du même ordre : respectivement 42% de plus de risque quand la cigarette est allumée 31 à 60 minutes après le réveil, et 59% de plus de risque quand c'est moins de 30 minutes (par rapport à plus de 60 minutes après le réveil) [Cancer]

- Analyse et conseils : Bien sûr, fumer tout court augmente déjà le risque de cancers en général, pour soi (et son entourage), sachant qu'1 fumeur sur 2 en moyenne (toutes catégories confondues, grand ou petit fumeur, fumeur ancien ou non, etc.), meurt de son tabagisme… mais ce travail Américain met en évidence les effets extrêmement nocifs des cigarettes qui sont grillées juste après le réveil pour la 1ère fois ; en outre les auteurs discutent du profil des personnes qui fument moins de 30 minutes après le réveil pour montrer qu'elles sont plus addictives à la nicotine (probablement leur envie de la cigarette très matinale ne peut être compulsivement réfrênée) et considèrent que le temps ainsi réduit avant la 1ère cigarette est un marqueur de leur addiction (au contraire, il semble y avoir une faible concordance entre la fréquence journalière du tabagisme et l'addiction à la nicotine, sachant que les échelles de test, type Fagerstrom, ne semblent pas encore avoir été étudiées en relation avec la dépendance à la nicotine) ; la plus évidente solution pour les fumeurs dans ce cas (disons, très matinaux, pour simplifier) consiste immédiatement à reporter chaque matin la 1ère cigarette d'au moins 1 heure, puis de contacter, pour s'engager vers l'arrêt définitif, le pharmacien de confiance (fumeur modéré) ou le médecin traitant (fumeur acharné), sans oublier les conseils de coaching de plusieurs organismes para-publics dédiés à la Santé (par exemple Inpes ; en savoir plus : Tabac Info service Internet).

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Marche-Prostate
Etude-clinique
2011-06-08
(mise en ligne)
Prévention
2011-06-08 (initial, pas encore de commentaire)

3-Heures-Hebdo-Rapide. Pour les personnes souffrant d'un cancer de la prostate, 3 heures au moins de marche rapide par semaine permettraient de réduire de plus de la moitié le risque de progression du cancer ; voilà un résultat prometteur de chercheurs Américains (Erin Richman et son équipe de l'Université de Californie, à San Francisco) après une étude sérieuse et longue (juste publiée dans Cancer Research, 71, 11 : 1-7) auprès de 1455 patients atteints d'un cancer précoce de la prostate suivis pendant 2 à 6 ans, après diagnostic localisé et précoce ; l'effet protecteur de la marche n'a été observé que chez ceux qui marchent au moins 3 heures par semaine et à un rythme soutenu : la progression du cancer de la prostate (selon les marqueurs suivants : métastases osseuses, récurrence des tumeurs, nécessité de nouveaux traitements, ou décès attribuable à ce cancer) a été réduite de 57%, par comparaison à ceux qui ont marché d'un pas paisible ou moins longtemps (et de 61%, quand on ne considère que le critère de la mortalité) [Cancer Research]

- Analyse et conseils : Avec 71 600 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate reste de loin le cancer le plus fréquent chez l'homme (et il tue 8800 Français par an) ; selon les chercheurs, c'est l'intensité de l'effort qui compte (pour réduire l'inflammation et contrer la résistance à l'insuline, 2 phénomènes qui contribuent à la progression du cancer) et la marche rapide n'est pas seule bénéfique (certains patients pratiquaient le sport intensément, y compris le squash, l'aviron, le cyclisme) ; l'étude est prometteuse, mais pas encore conclusive, car l'échantillon doit être augmenté (pour viser des statistiques plus significatives) ; ce qui n'est plus à démontrer, c'est que la pratique régulière d'une activité physique est bonne pour la santé, la marche rapide apparaissant peut-être même comme un excellent indicateur d'espérance de vie    marcher d'un pas alerte, c'est un acte à la portée de chacun, et 3 heures de marche par semaine, ce n'est pas la mer à boire… pas vraiment… car, à bien y réfléchir, cela correspond à 30 minutes par jour, 6 fois par semaine… exactement la recommandation du programme officiel Français Manger-Bouger


 
 
 
 
Pomme-Cholestérol
Etude-clinique
2011-04-19
(mise en ligne)
Prévention
2011-05-25 (commenté), 2011-04-19 (initial)

Pomme-quotidienne-Santé. Une pomme par jour éloigne le médecin, dit un vieux dicton confirmé magistralement par une étude présentée au congrès annuel Experimental Biology 2011 (à Washington, USA, le 12 Avril), ou en tout cas, 1 ou 2 pommes par jour séchée réduisent le niveau de cholestérol et deux autres marqueurs associés aux plaques et à l'inflammation dans les artères, réduisant ainsi les risques de maladie cardiovasculaire ;     c'est la première étude clinique contrôlée à évaluer les effets à long terme cardioprotecteurs d'une consommation quotidienne de pommes chez la femme ménopausée (réalisée par Bahram H. Arjmandi, département de nutrition à l'Université de Floride, à Tallahassee) ; 160 femmes âgées de 45 à 65, randomisées en 2 groupes, ont observé 2 régimes alimentaires : le premier groupe a consommé 75 g par jour de pommes séchées durant 1 année, l'autre groupe a consommé 75 g de pruneaux tous les jours durant un an ; des échantillons de sang ont été prélevés à 3, 6 et 12 mois, et chez les femmes mangeuses de pomme, dès 6 mois, ils se traduisent par une baisse de 23% du «mauvais» cholestérol (LDL), une augmentation de 4% du «bon cholestérol» (HDL) ; en plus, les niveaux du lipide hydroperoxide, impliqué dans les plaques artérielles, et de la protéine C-réactive, un marqueur d'inflammation cardio-vasculaire bien connu, sont réduits d'un tiers environ. Les femmes mangeuses de pomme ont aussi perdu 1,5 kilo (malgré l'apport de 240 calories). Celles qui prenaient des pruneaux ont aussi vu quelques améliorations mais pas de la même ampleur. [Experimental Biology Annual Congress]

- Analyse et conseils : Une analyse de 80 études publiées depuis 2005 réalisée par Dianne A. Hyson de l'Université de Californie a déjà montré que la pomme offre des bénéfices pour aider à réguler le niveau de sucre dans le sang (glycémie), contrôler l'appétit et protéger contre certains cancers dont celui du poumon ; les pommes sont riches en pectine, une fibre soluble qui bloque l'absorption du cholestérol ; la pelure des pommes est aussi riche en polyphénols antioxydants ;    la nouvelle étude a utilisé des pommes séchées pour plus de commodité, mais les pommes fraîches pourraient être encore plus bénéfiques ;    à savoir : 75 gr par jour de pommes séchées représentent tout de même… plusieurs pommes fraîches (environ un demi kilo), puisque ce fruit renferme plus de 84% d'eau ;    les 240 calories supplémentaires de pomme séchée consommées par jour n'ont pas conduit à un gain de poids chez les femmes consommatrices, en réalité ces participantes ont perdu en moyenne 3,3 kg sur l'année de suivi (la perte de poids est un bénéfice supplémentaire à cet apport quotidien de pomme, dû à la pectine et à son effet de satiété ;    la pomme a aussi été appelée le fruit défendu (se rappeler d'Adam et Ève)… et là c'est une erreur, car tout le monde peut manger des pommes !

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Articulations-Chondroïtine
Etude-clinique
2011-03-22
(mise en ligne)
Traitement
2011-03-22 (initial, pas encore de commentaire)

Traitement-Arthrose-Genou. L'effet thérapeutique de la chondroïtine sulfate, à 800 mg par jour pendant au moins 6 mois, est confirmé par une étude clinique de qualité (multicentrique, en double-aveugle contre placebo), réalisée par une équipe de chercheurs de l'Université de Montréal, dirigée par Jean-Pierre Pelletier et publiée dans A.R.D., un journal renommé, membre du groupe B.M.J. (British Medical Journal) ;    en utilisant comme indicateur la technologie IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) chez des patients atteints d'arthrose du genou, et après 6 mois de traitement au moins (bien toléré), on observe une réduction significative de la perte de cartilage articulaire par rapport au groupe traité par placebo ainsi qu'une réduction significative de la progression des lésions de l'os sous-chondral à 1 an ;   ces données mettent en évidence non seulement l'importance des inter-relations entre le cartilage et l'os sous-chondral dans l'arthrose, mais également leur rôle possible sur le processus de développement de la maladie et sur la réponse au traitement à la chondroïtine à long terme (au moins 6 mois) ;   il semble donc que, in vivo, la chondroïtine est capable de ralentir la progression de l'arthrose, sans que cela ne signifie cependant qu'elle puisse la guérir (mais c'est un espoir de diminution de la nécessité du recours à la chirurgie de remplacement par prothèses du genou) [Annals of the Rheumatic Diseases]

- Analyse et conseils : Une étude de confirmation bienvenue et importante dans la mesure où la chondoïtine est un composant naturel du cartilage et où une telle supplémentation relève de l'automédication (après avis médical ou conseil du pharmacien de confiance) ; ces effets protecteurs de la chondroïtine, un traitement symptomatique de l'arthrose à effet différé (action lente, seulement objectivable après plusieurs mois de traitement) sont intéressants, mais demandent validation pour plusieurs raisons : (1) après quelques études favorables (1998-2007), une méta-analyse récente (Wandel, 2010, 341, dans le B.M.J.) a conclu à l'absence de bénéfices dans le traitement des patients souffrant d'arthrose (même si des biais dans la méthodologie ont été soulignés), (2) les ratios de significativité obtenus dans l'étude de Jean-Pierre Pelletier ne sont pas irréfragables ou inattaquables (p=0.030 pour le genou globalement, p=0.015 pour le compartiment latéral, et p=0.002 pour les plateaux tibiaux), (3) le nombre d'arthrosiques de l'étude de Jean-Pierre Pelletier est insuffisant (69 patients) ;    d'un autre côté, les résultats de cette étude pilote sont encourageants, car l'étude utilise l'IRM pour la première fois (une technologie objective) ;    à savoir : selon l'expert-clinicien, il est important que les patients reçoivent une chondroïtine de qualité pharmaceutique hautement purifiée, telle qu'utilisée dans l'étude, car elle seule peut actuellement offrir des garanties de résultats d'efficacité et de sécurité (ce qui n'est pas nécessairement le cas des compléments alimentaires en pharmacie, et ce qui n'est pas du tout le cas d'extraits bon marché à base de cartilage de requin ou d'arêtes de poissons ou autre, disponibles sur Internet) ; note : seuls 2 médicaments à la chondroïtine avec AMM sont disponibles en France actuellement (et remboursables à 15% si prescrits), Chondrosulf et Structum, d'une part, et d'autre part, 2 autres substances que la chondroïtine sont utilisées à visée articulaire en automédication, la glucosamine (avec des résultats comparables à la chondroïtine, c'est-à-dire encourageants et plutôt solides, mais pas définitifs) et l'harpagophytum, bien moins sérieusement documenté, à ce jour ; voir aussi : Articulations-douloureuses


 
 
 
 
Aspirine-Cancers
Etude-scientifique
2011-01-24
(mise en ligne)
Prévention
2013-06-27 (commenté), 2011-01-24 (initial)

Protection-et-Aspirine. Une étude rétrospective synthétisant 8 essais randomisés qui a suscité un véritable engouement médiatique parce que concernant la mythique molécule de l'aspirine (le médicament le plus consommé au monde, avec chaque année plus de 120 Milliards de comprimés vendus), parce que mesurant les risques mortels de l'angoissant cancer, et parce que publiée dans un des 2 plus prestigieux journaux médicaux anglophones (The Lancet 377, 9759, pp. 31-41) ; résultat sans appel : prendre de l'aspirine sur une longue période (5 ans et plus) permettrait de réduire de façon significative (plus de 20 % en moyenne) le risque de mourir de différents cancers ; cet effet protecteur serait plus ou moins marqué selon les types de cancers (diminution de 40% pour le cancer du côlon, de 10% pour le cancer de la prostate) et l'effet aurait tendance à augmenter (donc favorablement) avec l'âge ; l'étude a porté sur plus de 25 500 patients, suivis sur une période de 20 ans, qui ont pris tous les jours pendant au moins 6 ans une faible dose d'aspirine (au moins 75 mg) ; en pratique, cela signifie que pour une population de personnes âgées de 55 à 64 ans qui prendrait de l'aspirine pendant 5 ans, 20 ans plus tard, statistiquement 1 décès lié au cancer pourrait être évité sur 22 personnes (et, pour les personnes âgées de 65 ans et plus, 1 décès lié au cancer pourrait être évité sur 14 personnes). Bien que cela ne semble pas être une amélioration massive à l'échelle individuelle, c'est un avantage hautement significatif en terme de santé publique. [The Lancet]

- Analyse et conseils : Si l'annonce de cet effet de l'aspirine a surpris le grand public, elle vient en fait valider une hypothèse déjà envisagée depuis une dizaine d'années par les cancérologues et qui tient au mode d'action de l'aspirine. L'aspirine agit en bloquant l'action des fameux enzymes COX-1 et COX-2, comme les AINS ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (tels que les nombreux «profènes», ou Feldène ou Voltarène ou récemment Arcoxia, la plupart seulement sous prescription). Et cette découverte en 1971 a valu (en 1982) le prix Nobel de médecine au médecin pharmacologue Britannique John Vane. Or il est aujourd'hui admis que les états inflammatoires favorisent l'apparition des cancers. L'idée de chercher une éventuelle activité anti-cancéreuse de l'aspirine, fondée sur son pouvoir d'inhibition des COX-2, est donc tout à fait logique, et le résultat tout autant. Faut-il pour autant s'engager sans réfléchir dans la prise d'aspirine quotidienne, même faiblement dosée ? La réponse est assurément non. Il est préférable de consulter le médecin traitant à l'occasion d'une visite de contrôle-prévention qui pèsera le «pour» (âge, antécédents familiaux, facteurs de risques personnels, etc.) et le «contre» (les effets indésirables de l'aspirine, les contre-indications notamment gastro-intestinales, le risque hémorragique, etc.), et qui, si le bilan bénéfices-risques est favorable, pourra prescrire ce traitement à long terme (qui alors sera remboursé par la Sécu). Les pharmacologues estiment d'ailleurs que, si une autorisation de mise sur le marché devait être demandée aujourd'hui pour l'aspirine (synthétisée en 1897 par Felix Hoffmann, chez Bayer), elle ne serait pas accordée. En effet, la prise d'aspirine majore le risque d'hémorragie : il est de 10 cas pour 10 000 personnes sous aspirine par an, contre seulement 5 à 7 pour 10 000 par an, dans la population générale. Mais il est un autre domaine où l'aspirine est déjà utilisée de façon préventive et également à petites doses : elle est prescrite officiellement en prévention secondaire du risque cardio-vasculaire, c'est-à-dire chez des patients qui ont déjà fait un accident vasculaire cérébral ischémique (c'est-à-dire sans hémorragie), ou qui souffrent de maladie coronaire ou d'artériopathie des membres inférieurs (avec réduction de 20 à 25 % du risque de récidive de l'AVC). Alors, la prise en compte simultanée du bénéfice en matière de prévention des cancers et de prévention du risque cardio-vasculaire pourrait faire pencher la balance en faveur de la prise d'aspirine en prévention primaire, c'est-à-dire par des personnes en bonne santé. Mais il faut savoir raison garder (et attendre les résultats d'ici à 5 ans) : des études sont en cours actuellement, notamment en France, qui visent à comparer l'effet de l'aspirine sur 2 groupes de volontaires sains, tant du point de vue de la survenue des cancers que du risque hémorragique. En dehors de son utilisation préventive officiellement encadrée, on recourt surtout à l'aspirine pour ses propriétés antalgiques (anti-douleur) et antipyrétiques (anti-fièvre), notamment en automédication.

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Alcool-Consommation-Infarctus
Etude-scientifique
2011-01-15
(mise en ligne)
Prévention
2011-02-11 (commenté), 2011-01-15 (initial)

Vin-Bière-Prévention. Une étude épidémiologique dans un journal incontestable (BMJ, n°7783, 23 Novembre 2010 : Patterns of alcohol consumption and ischaemic heart disease in culturally divergent countries : the Prospective Epidemiological Study of Myocardial Infarction - PRIME) et de valeur solide, car elle compare 4 groupes homogènes et un grand nombre de personnes (près de 10 000 hommes âgés de 50 à 59 ans, recrutés entre 1991 et 1994, et suivis pendant 10 ans, 3 groupes en France, le 4ème en Irlande) ; les auteurs, sous la supervision de Jean Ferrières (cardiologue, CHU de Toulouse) démontrent qu'à dose égale la façon de consommer l'alcool compte pour beaucoup (chez les consommateurs d'alcool, les quantités ingérées par semaine sont comparables dans les 2 pays, mais les modalités sont différentes) ; d'abord, dans les 2 pays, le taux d'infarctus est nettement plus bas (d'environ 40%) chez les buveurs par rapport aux abstinents (et la proportion d'abstinents est bien plus forte en Irlande -39%- qu'en France -9%-) ; ensuite, le nombre de nouveaux cas par an d'infarctus est 2 fois plus grand chez les Irlandais que chez les Français (pour schématiser les adeptes des bitures express du week-end, typiquement les Irlandais, comparés aux buveurs modérés et réguliers de vin, typiquement les Français) ; il convient cependant, de pondérer l'analyse car plusieurs études, dont une publiée en 2004 par le Pr. Ferrières, ont suggéré que les effets sont en partie indirects : les consommateurs réguliers de vin auraient une hygiène de vie plus saine (ils mangent davantage de fruits et légumes, sont plus actifs) [B.M.J. (British Medical Journal)]

- Analyse et conseils : Le paradoxe Français est à nouveau confirmé. Depuis des décennies, la question des bienfaits, en particulier pour le cœur, d'une consommation modérée de vin passionne les épidémiologistes ; mais, elle gêne les autorités sanitaires, d'autant que les effets négatifs de fortes doses d'alcool sur l'organisme sont, quant à eux, bien démontrés (notamment sur les accidents automobiles). Dès 1991, le chercheur Serge Renaud a émis l'hypothèse que ce paradoxe, apparente contradiction entre la faible mortalité cardio-vasculaire des Français et leur alimentation riche en graisses et en sauces, a un lien avec leur goût pour le vin rouge (dans la présente étude, les Irlandais boivent surtout pendant le week-end alors que la consommation des Français est plus répartie dans la semaine, et ils ne trinquent pas avec les mêmes produits : plus de 90% des Français boivent du vin, alors qu'à Belfast ce sont plutôt la bière et les alcools forts qui ont la cote). Les recherches fondamentales ont expliqué que les effets cardio-protecteurs d'une consommation modérée de vin rouge (de l'ordre de 1 à 3 verres par jour) sont attribués en partie à la présence d'éthanol et de polyphénols. À dose modérée, moins de 30 g par jour, l'éthanol, alias l'alcool éthylique, commun à toutes les boissons alcoolisées, est anti-athéromateux et anti-agrégant plaquettaire. Quant aux polyphénols, groupe complexe de composés dont le plus connu est le resvératrol, leurs vertus sont nombreuses : cardiovasculaires, anti-vieillissement. Tous les médecins sont d'accord, l'alcool consommé de façon importante et épisodique est mauvais pour le cœur et donc, il est évidemment déconseillé de se mettre à boire abondamment soi-disant pour sa santé, mais en présence d'un effet protecteur cardio-vasculaire apparent, il serait paradoxal d'avoir une attitude de prohibition, notamment à partir de la 2ème partie de la vie. A noter : le suivi de cette cohorte de 10 000 personnes continue pour savoir ce qu'il en est des risques de cancers dans les 2 populations, car pour l'instant, les résultats précédents divergent et l'Institut du cancer (INCa) constate avec prudence qu'aucune boisson alcoolisée, même le vin, n'a d'effet protecteur, sur les cancers. Sujet complexe !

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Hypertension-Ail
Etude-clinique
2010-11-22
(mise en ligne)
Prévention
2010-11-28 (commenté), 2010-11-22 (initial)

Ail-Bon-pour-HTA. Dans cette revue universitaire Australienne consacrée à la vie à partir de l'âge de la maturité (numéro d'Octobre 2010, Aged garlic extract lowers blood pressure in patients with treated but uncontrolled hypertension: A randomised controlled trial), Karin Riad, de l'université d'Adélaïde en Australie, et ses collègues, démontre pour la première fois, dans un essai clinique contrôlé sur 50 personnes ayant une hypertension, déjà traitées par des médicaments, mais présentant une tension artérielle mal contrôlée, l'efficacité et la tolérance d'extrait d'ail comme traitement complémentaire de l'HTA ; la moitié d'entre elles a reçu 4 gélules contenant des extraits d'ail (précisément, avec 2.4 mg de S-allylcysteine, une substance composante de l'ail) et l'autre moitié 4 gélules de placebo (produit inactif) pendant 12 semaines, et les résultats sont significatifs, avec une baisse de la pression artérielle systolique de plus de 10 mm Hg en moyenne (en plus de la baisse déjà obtenue avec le traitement médicamenteux) [Maturitas (Elsevier)]

- Analyse et conseils : L'ail est un aliment mythique qui a déjà la réputation (usurpée!) de repousser les vampires, mais aussi, plus sérieusement, de stimuler les défenses immunitaires, d'exercer un pouvoir bactéricide, de diminuer le cholestérol, de fluidifier le sang. Maintenant, il faudrait y ajouter un effet notable sur l'hypertension artérielle des hypertendus (sous couvert de confirmation, car même si le protocole de l'étude est sérieux, le nombre de 50 patients est par trop limité). L'effet positif de l'ail sur l'HTA avait déjà été évalué, mais uniquement sur des personnes atteintes d'hypertension non encore traitées. L'information est importante, car la baisse de l'hypertension permet de prévenir les maladies cardio-vasculaires et car le nombre d'hypertendus en France est important (31% de la population totale est hypertendue, 34.1% chez l'homme et 27.8% chez la femme, plus de 67% chez les 65-74 ans… parmi les hypertendus, seulement un peu plus de la moitié en aurait connaissance et seulement la moitié d'entre eux seraient traités, et le plus souvent mal, en raison du suivi inconstant des traitements à vie). L'hypertension artérielle conduit à une réduction de la durée de vie de 10 à 20 ans en l'absence de traitement. Penser donc, après conseil du pharmacien de confiance (en fonction de traitements chroniques, par ailleurs.. . pour eviter des interactions possibles) à manger de l'ail confit avec le gigot, de le consommer en chemise avec un poulet, ou encore frais avec de la frisée aux lardons. Se rappeler que l'ail est riche en substances sulfurées qui libèrent des gaz dans la bouche lors de la mastication, puis dans le tube digestif tout au long de la digestion (d'où mauvaise haleine) et donc préférer sa consommation cuite en chemise (c'est-à-dire gousse entière avec sa peau), ou bien, si manger cru, mâcher un peu de persil, des feuilles de menthe ou des grains de café, à la fin du repas.

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Mémoire-Concentration-Seniors
Etude-scientifique
2010-10-27
(mise en ligne)
Bien-être
2011-03-20 (commenté), 2010-10-27 (initial)

Septuagénaires-actuels-plus-intelligents. Dans ce journal Américain spécialisé et renommé (numéro du 18 Octobre, Secular changes in cognitive predictors of dementia and mortality in 70-year-olds), une équipe Suédoise, dirigée par Simona Sacuiu, de l'université de Gothenburg, qui s'intéresse depuis 30 ans aux capacités intellectuelles des septuagénaires (plus de 70 ans), montre une progression des fonctions cérébrales des hommes et des femmes, à cet âge, si l'on compare 2 populations de volontaires âgés de 70 ans, une dans les années 1970 (381 personnes), l'autre dans les années 2000 (550 personnes), qui ont répondu à la même série de tests psychométriques (évaluant la mémoire, la rapidité, la fluidité verbale, la logique temporo-spatiale) , cette étude révèle sans ambiguïté une amélioration de toutes les capacités intellectuelles des personnes ayant eu 70 ans dans les années 2000 par rapport à celles de 70 ans des années 1970 ; les prochaines cohortes de Suédois de 70 ans qui devraient à nouveau être analysées dans les décennies futures permettront de savoir si les aptitudes intellectuelles humaines continuent à progresser au fil du temps. [Neurology]

- Analyse et conseils : Cette amélioration peut s'expliquer, selon les auteurs, au moins en partie, par de meilleurs soins pré et post-nataux, une alimentation de meilleure qualité, un niveau d'éducation qui a augmenté, des traitements mieux diffusés contre l'hypertension artérielle et de manière générale contre les maladies cardio-vasculaires. Et aussi sans doute par le plus haut niveau intellectuel requis aujourd'hui pour accéder à la télévision ou à Internet qui occupent désormais une place importante dans notre vie quotidienne (sans parler de la plus grande complexité générale de nos Sociétés, à laquelle font face les seniors). En outre, la stimulation précoce des réseaux de neurones chez l'enfant, par le biais de l'éducation, permet de faire l'hypothèse d'une réserve cognitive plus importante aujourd'hui que par le passé. Cette intéressante (et stimulante) étude a aussi tenté de déterminer d'éventuels liens entre troubles de la mémoire à 70 ans et risque ultérieur d'Alzheimer, mais elle n'a pu établir de corrélation claire avec les tests disponibles (notamment ceux de 1970 qui n'exploraient pas cette maladie aujourd'hui codifiée). Les auteurs estiment tout de même que les problèmes de mémoire sont le seul facteur prédictif d'un risque de démence ultérieure, mais ne pensent pouvoir éventuellement le démontrer qu'avec une nouvelle étude comparable dans un futur lointain (en attendant, il faut se contenter de suggérer, sans preuve, aux septuagénaires et plus âgés d'entretenir leurs facultés cognitives : avoir des projets dynamiques épanouissants, pratiquer la gymnastique intellectuelle via mots-croisés, sudokus, etc.).

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Surpoids-Ménopause
Etude-clinique
2010-09-12
(mise en ligne)
Prévention
2010-09-12 (initial, pas encore de commentaire)

Ménopause-Perte-Poids-Bouffées-Chaleur. On sait déjà qu'un indice de masse corporel important est associé à une sévérité accrue des bouffées de chaleur à la ménopause. Dans ce journal médical spécialisé (numéro de Juillet : An Intensive Behavioral Weight Loss Intervention and Hot Flushes in Women), Alison J. Huang et ses collègues démontre, dans une étude randomisée sur 338 femmes ménopausées en surpoids ou obèses présentant une incontinence urinaire, l'impact favorable d'une perte de poids sur le nombre ou la fréquence de ces bouffées : un programme intensif d'amincissement (entre 1200 et 1500 Kcal/j) a un effet significatif en terme de réduction des symptômes en 6 mois (évaluation sur une échelle de Likert à la fin de l'étude). [Archives of Internal Medicine]

- Analyse et conseils : Une étude de qualité avec un groupe témoin constitué de femmes assistant simplement à une réunion mensuelle d'information sur les règles hygiéno-diététiques, sans contrainte de régime particulière. Les femmes du groupe intervention ont perdu en moyenne 7,5 kg et ont vu une réduction significative de leurs bouffées de chaleur par rapport au groupe témoin (perte moyenne de 2 kg, seulement). En revanche, la modification dans le bon sens de l'activité physique (plus d'exercice) et de la tension artérielle n'ont pas d'impact significatif sur les symptômes. Les femmes obèses ou en surpoids présentant des bouffées de chaleur tirent donc un bénéfice certain d'une perte de poids.


 
 
 
 
Bébés-dorlotés
Etude-sociologique
2010-07-30
(mise en ligne)
Bien-être
2010-07-30 (initial, pas encore de commentaire)

Bébés-dorlotés-Adultes-moins-anxieux. Dans ce journal médical spécialisé (numéro de Juillet : Mother's affection at 8 months predicts emotional distress in adulthood), l'étude menée par Joanna Maselko et ses collègues auprès de 482 personnes dans l'État Américain de Rhode Island, près de New York, se fonde sur 2 séries de données datant des années 1990 ; d'abord, la relation de bébés de 8 mois avec leur mère, et ensuite, le fonctionnement émotionnel de ces mêmes bébés devenus adultes, à l'âge de 34 ans (en moyenne) ; d'une part, la qualité de l'interaction des bébés avec leur mère à l'âge de 8 mois a été évaluée par un psychologue ; d'autre part, le comportement des bébés devenus adultes a été testé sur la base d'une liste de symptômes révélateurs d'anxiété, d'hostilité et plus globalement de mal-être ; et les résltats sont clairs : les expériences précoces influent à long terme, y compris sur la vie adulte, de façon positive ou négative, et en conséquence, les personnes qui reçoivent le plus d'affection de leur maman quand elles sont bébés présentent les niveaux d'anxiété les plus bas, ont une santé mentale bien meilleure, et sont mieux à même d'affronter les problèmes de la vie, à l'âge adulte, des dizaines d'années plus tard [Journal of Epidemiology and Community Health]

- Analyse et conseils : Même si le raisonnement paraît logique et les résultats semblent intuitif, l'étude est utile ; le lien de cause à effet entre ces 2 périodes de la vie est établi, avec l'idée que des liens affectifs forts dès la petite enfance fournissent une base solide pour rebondir face aux problèmes de la vie ; en plus, l'étude est sérieusement conduite, car elle porte sur les mêmes individus à l'aide d'une grille de notation (pour la maman), de tests de développement (pour les bébés) et de questionnaires quali-quanti de type Checklist-90 (pour les adultes), et non sur des souvenirs d'enfance souvent flous ou déformés ; quel que soit le milieu social, les chercheurs constatent que ceux qui avaient reçu beaucoup d'affection quand ils avaient 8 mois avaient les niveaux d'anxiété, d'hostilité et de mal-être les plus bas ; avec une différence statistiquement encore plus significative sur les niveaux d'anxiété ; les mémoires biologiques construites tôt peuvent donc produire des vulnérabilités latentes, indépendamment des questions financières


 
 
 
 
Chocolat-cardiovasculaire
Etude-scientifique
2010-07-07
(mise en ligne)
Prévention
2010-07-07 (initial, pas encore de commentaire)

Bon-pour-le-Coeur. Dans ce journal médical spécialisé (numéro d'Avril : Chocolate consumption in relation to blood pressure and risk of cardiovascular disease in German adults), relayé par les industriels du chocolat (Symposium Chocolat et Santé, Paris, 22 Juin 2010), Brian Buijsse et ses collègues rapportent les résultats d'une étude épidémiologique, la première du genre et la plus grande étude jamais effectuée liée à la consommation de chocolat, sur ses bénéfices cardiovasculaires sur une population adulte (35 à 65 ans) de près de 20 000 Allemands, sans facteur de risques cardiaque, suivis pendant 8 ans en moyenne ; résultats : la consommation quotidienne d'un carré de chocolat noir (soit, 6 grammes) réduirait d'environ 40 % en moyenne les risques cardiovasculaires, donc ceux d'infarctus du myocarde (réduction de 27%) et d'accident vasculaire cérébral (réduction de 48%) [European Heart Journal]

- Analyse et conseils : Des résultats très intéressants, déterminés selon les auteurs, par une action favorable sur la tension artérielle (en sachant que, pour ceux qui dépassent largement la dose d'une tablette par jour, le bénéfice disparaît) ; les accros au chocolat peuvent être rassurés, les preuves s'accumulent concernant les propriétés préventives cardiovasculaires de cet aliment, supposé également être anti-déprime et anti-cancer ; mais ne pas en déduire que le chocolat est un miracle de jouvence ; le chocolat, notamment au lait et le blanc, est un aliment très calorique et sucré (préférer le noir, ne pas grignoter entre les repas), le chocolat peut entraîner des allergies ; à savoir pour l'anecdote que les Indiens Kuna du Panama, grands buveurs de boissons au cacao, présentent une tension artérielle plus modérée que les autres populations et un moindre risque de mortalité par maladie cardiaque (et, semble-t-il, par cancer aussi) ;une étude de valeur, compte tenu de la taille de l'échantillon et de sa durée, mais elle mériterait d'être confirmée par une étude randomisée (c'est-à-dire avec des volontaires avec chocolat et sans chocolat, pris au hasard)


 
 
 
 
Séquençage-ADN
Première-scientifique
2010-05-10
(mise en ligne)
Prévention
2010-05-10 (initial, pas encore de commentaire)

Prévention-Protection. Premier séquençage du génome d'un professeur de médecine Américain à risques, spécifiquement prédictif pour la prévention : suite à l'analyse de son génome entier décidé à cause de ses antécédents familiaux et obtenu par séquençage automatisé, Stephen Quake (un professeur de bio-ingénierie à l'Université de Médecine de Stanford, âgé de 40 ans) est la première personne dans le monde à bénéficier (officiellement) d'un traitement préventif contre les maladies susceptibles de le toucher un jour ; le procédé a mis en évidence que l'homme possédait 3 variants de gènes associés à des maladies augmentant le risque de mort subite (plus un variant pouvant augmenter le risque de maladie coronaire ainsi que des polymorphismes qui moduleraient le risque d'infarctus), et depuis il a commencé un traitement médicamenteux préventif ! [Nature.com]

- Analyse et conseils : Quoique attendue, car le même professeur s'est auto-initié dès 2008 avec les premiers séquenceurs commerciaux partiels, disponibles chez 23andMe Internet, DecodeMe Internet, et Navigenics Internet (mais le premier jeu bio-informatique de la carte associant génome et risques a nécessité 18 mois de développement), c'est une étape importante dans le tournant vers la médecine préventive spécialisée : le séquençage du génome partiel était encore, il y a peu de temps, un procédé long (plusieurs jours) et onéreux (les premiers séquençages coûtaient des millions d'US$... aujourd'hui, c'est environ 10 000 US$ et 3 jours, avec l'objectif à court terme de passer à moins de 1000 US$ et 24 heures)


 
 
 
 
Sourire-Longévité
Etude-scientifique
2010-03-26
(mise en ligne)
Bien-être
2010-04-02 (commenté), 2010-03-26 (initial)

Photo-souriante+7ans. Dans ce sérieux magazine scientifique (numéro de Mars : Smile Intensity in Photographs Predicts Longevity), Ernest Abel et Michael Kruger de l'Université Wayne State (USA) ont analysé l'intensité du sourire de 230 joueurs de la ligue Américaine de base-ball, sur des photographies prises en 1952. D'après l'analyse des clichés photographiques de face, un sourire régulièrement permettrait d'avoir une vie plus longue que les individus souriant peu ou pas. En fonction de l'attitude des personnes photographiées, les clichés étaient classés dans 3 catégories distinctes : aucun sourire, sourire partiel et grand sourire. Ensuite, les chercheurs ont observé et calculé l'espérance de vie des individus de chaque catégorie. Les personnes rangées dans la 1ère catégorie -aucun sourire- sont en moyenne décédées à 72.9 ans. Cette âge grimpe à 75 ans pour les individus présents dans la 2ème catégorie -sourire partiel-, tandis que les individus de la 3ème catégorie -grand sourire- décèdent en moyenne à 79.9 ans [Psychological Science]

- Analyse et conseils : Au-delà de l'anecdote, cette étude vient compléter un faisceau de preuves existant : «les émotions entretiennent une relation positive avec la santé mentale, la forme physique et la longévité», «les émotions de base, comme le bonheur ou la tristesse, génèrent des réactions (biochimiques) qui influencent le bien-être physique ou mental et la longévité». Se rappeler qu'une étude précédente de Hartner et Kettner (2001) avait favorablement corrélé le sourire analysé sur des photos au collège et la stabilité (ou le bonheur) du futur mariage

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Sexe-Santé
Etude-sociologique
2010-03-22
(mise en ligne)
Sociologie
2010-03-22 (initial, pas encore de commentaire)

Homme+intéressé. Une étude observationnelle par Stacy Tessler Lindau et Natalia Gavrilova, 2 médecins universitaires (Chicago, USA), réalisée aux USA à partir d'un entretien téléphonique et d'un questionnaire postal, sur 2 cohortes d'hommes et de femmes, composées, pour l'une de 3032 personnes âgées de 25 à 74 ans et pour l'autre de 3005 personnes de 57 à 85 ans. L'intérêt porté au sexe par les hommes ne se dément d'ailleurs pas tout au long de leur vie, quels que soient leur âge ou leur statut de couple. Les femmes au contraire avouent volontiers être beaucoup moins attirées par le sexe à partir de 55 ans, surtout celles qui n'ont pas de compagnon. Cette différence d'intérêt augmente régulièrement au fil du temps, et devient maximale dans la tranche 75-85 ans où 41.2 % des hommes se dit encore intéressé contre seulement 11.4 % des femmes. A cet âge, 38.9 % des hommes est sexuellement actif, pour 16.8 % des femmes. Les auteurs avancent l'hypothèse que l'aspiration à une plus grande longévité sexuelle pourrait constituer une motivation pour adhérer aux règles d'hygiène de vie ou aux traitements prescrits. De 10.6 ans pour les femmes, l'espérance de vie sexuelle active passe à 15 ans pour les hommes, mais ces derniers perdent pourtant plus d'années de vie sexuelle active que les femmes en raison de leurs problèmes de santé [B.M.J. (British Medical Journal)]

- Analyse et conseils : Le sexe est un des secrets d'une bonne santé, et, les hommes sont plus intéressés par le sexe que les femmes, voilà les 2 enseignements majeurs de cette étude. Les auteurs soulignent en effet qu'une bonne santé est significativement associée à une vie sexuelle active, plus encore quand la fréquence des rapports atteint ou dépasse un par semaine (chez les seniors). Parmi ces bonnes nouvelles, un constat devrait toutefois refroidir un peu les ardeurs. En effet, si les hommes ayant une vie sexuelle active se disent pour la plupart satisfaits, seulement 1 femme sur 2 fait la même constatation. Cette disparité nécessiterait, selon les auteurs, d'autres investigations. Mais cette étude n'est pas seulement observationnelle, elle se veut aussi utilitaire et met en avant le concept d'espérance de vie sexuelle active


 
 
 
 
Robot-Natalité
High-Tech
2010-03-18
(mise en ligne)
Santé-publique
2010-12-13 (commenté), 2010-03-18 (initial)

Apprentissage-Bébé. Yotaro est un bébé-robot, conçu au Japon dans l'objectif de redonner aux habitants l'envie de fonder ou d'agrandir leur famille (le pays connaît une des natalités les plus basses du monde). Il reproduit les sons et expressions d'un vrai bambin et réagit lorsqu'on le touche (il glousse et agite ses pieds si son hochet est remué, mais rouspète et pleure s'il est trop chatouillé). Il n'est pas ce que l'on pourrait appeler un modèle de perfection quant à la ressemblance avec un nourrisson, puisque seul son (gros) visage avec des yeux bleus lumineux et des joues énormes est interactif, illuminé de l'intérieur par un projecteur connecté à un ordinateur. L'image expressive projetée varie pour simuler les pleurs, les éternuements, le sommeil et le sourire, tandis que ses cris retentissent dans un haut-parleur. Si Yotaro s'enrhume, une pompe à eau laisse couler de ses fausses narines des gouttelettes d'eau à température du corps [Courrier International]

- Analyse et conseils : Il faut découvrir ce bébé-robot à la tête sur-dimensionnée (en forme de ballon de baudruche), comme les enfants Français s'étaient entichés du Tamagotchi, un animal de compagnie virtuel, il y a une quinzaine d'années. Ses créateurs ont pour objectif d'apprendre aux jeunes amoureux à pouponner, afin de créer l'envie chez eux de concevoir leur postérité. Yotaro est né dans un pays où des robots expérimentaux sont réceptionnistes, vigiles, éboueurs, femmes de chambre, ouvriers d'usine ou mannequin. En 2007 déjà, un premier robot-enfant était né, le CB2. Bardé de quelque 200 capteurs sensoriels et 56 micro-moteurs, ce grand enfant, haut de 1m30 peut apprendre en reproduisant les gestes des adultes. De plus, les Japonais ont toujours été positivement fascinés par la robotique (au contraire des Français), et donc le projet, universitaire, est considéré comme sérieux pour augmenter (un peu) le taux de natalité. A suivre… 

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Fidélité-QI
Etude-sociologique
2010-03-10
(mise en ligne)
Couple
2010-03-10 (initial, pas encore de commentaire)

Monogamie-et-Intelligence. Les hommes fidèles, donc monogames, auraient un QI (quotient intellectuel) plus élevé que les hommes infidèles. Une étude dans le sérieux magazine scientifique Social Psychology Quarterly aurait démontré que les hommes fidèles seraient plus intelligents que ceux qui trompent leur partenaire. Selon l'auteur Satoshi Kanazawa (London School of Economics and Political Science), l'étude montrerait un lien fort entre monogamie et intelligence. Cette recherche a été basée sur 2 enquêtes Américaines reliant le quotient intellectuel et les attitudes sociales. Les analyses empiriques montreraient que plus les hommes sont intelligents, plus ils respectent la monogamie et l'exclusivité sexuelle, contrairement à ceux moins intelligents. L'exclusivité sexuelle serait une sorte d'évolution sociale de l'homme, ce qui démontrerait son intelligence et son aptitude à s'adapter au changement [Social Psychology Quarterly]

- Analyse et conseils : Les personnes qui donnent de l'importance à la fidélité sexuelle au sein de leur couple, ont un QI plus élevé en moyenne que les autres. Evidemment, les résultats de l'étude ne doivent pas être manipulés ou retournés, sans risquer de grossières erreurs (les hommes infidèles seraient-ils stupides ? les femmes préfèreraient-elles les hommes intelligents pour ne pas être trompées? les hommes fidèles verraient-ils leur QI augmenter du fait de leur fidélité ?). L'étude n'a toutefois pas pu obtenir de corrélation entre le QI des femmes et la fidélité. Un peu plus provocateur (mais toujours sur la base des résultats de l'étude), l'auteur émet l'hypothèse dite évolutionniste (en dehors des thèmes de «MonAutomedication.fr») que les croyances religieuses relèvent de l'homme ancestral sachant que les enfants au QI plus élevé deviennent athées (et plus tolérants). En savoir plus sur les travaux de ce chercheur socio-économiste engagé : Satoshi Kanazawa Internet (en Anglais)


 
 
 
 
Bien-vivre
Etude-sociologique
2010-01-16
(mise en ligne)
Bien-être
2011-05-04 (commenté), 2010-01-16 (initial)

France-Top10. La France est le pays où il fait le mieux vivre dans le monde selon l'analyse annuelle du magazine Américain International Living, paru aux USA. L'hexagone obtient la meilleure place avec 100% des suffrages concernant la liberté, la sécurité et la santé, où elle arrive même devant la Suisse. Elle se défend au niveau du coût de la vie, qui demeure beaucoup moins élevé que dans de nombreux pays développés, de l'infrastructure (4ème position), de l'économie (11ème position) et du climat (18ème position). Cependant, elle reste moins bien classée en ce qui concerne les loisirs et la culture (19ème position) et l'environnement (64ème position). Après la France, les pays de bien vivre sont dans l'ordre Australie, Suisse, Nouvelle-Zélande, Luxembourg, USA, Belgique, Canada, Italie [International Living]

- Analyse et conseils : C'est la 5ème année consécutive que le pays France se place en tête de cette liste très sérieuse de 194 pays testés sur des critères clés de qualité de vie (coût de la vie, comparée aux USA, le 1er critère pondéré à 15% ; culture et loisirs, 2ème critère, 10% ; économie-richesse par habitant, 3ème critère, 15% ; environnement et protection de la nature, 4ème critère, 10% ; libertés, 5ème critère, 10% ; santé, 6ème critère, 10% ; infrastructure, 7ème critère, 10% ; sécurité et risques, 8ème critère, 10% ; climat, 9ème critère, 10%)... les Français se reconnaissent comme perpétuellement râleurs et insatisfaits, voilà donc un baromètre objectif et extérieur qui devrait les amener à un plus de recul et à de l'optimisme (après tout, seul le dernier critère, climatique, n'est pas le reflet d'actions collectives des Français eux-mêmes)

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Champagne-Santé
Etude-clinique
2009-12-15
(mise en ligne)
Prévention
2011-03-06 (commenté), 2009-12-15 (initial)

Raisin-rouge-Coeur. Le Champagne, selon une consommation modérée bien sûr, serait bon pour la tête et pour le cœur, d'après des chercheurs Britanniques de l'université de Reading, dans le B.J.N. (numéro de Novembre : Moderate Champagne consumption promotes an acute improvement in acute endothelial-independent vascular function in healthy human volunteers). En effet, le Champagne contient des polyphénols, molécules organiques aux effets bénéfiques sur les vaisseaux sanguins, et aussi dotées d'un pouvoir anti-oxydant. Le champagne, à raison de 2 verres par jour, aurait donc aussi le potentiel de réduire les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux [British Journal of Nutrition]

- Analyse et conseils : Une première étude clinique, répertoriée dans un très sérieux registre International à ClinTrial Internet (en Anglais), qui paraît a priori surprenante puisque les travaux épidémiologiques précédents portaient sur les bienfaits du vin rouge (et moins du vin blanc)... c'est mal connaître le Champagne qui est produit au moins pour moitié (sauf le rare Blanc-de-Blanc) avec des raisins rouges des cépages de pinot noir et pinot meunier ! A savoir : les polyphénols bienfaisants sont également présents ailleurs que dans l'alcool... par exemple, dans le thé, les olives, les oignons, les brocolis, les poireaux, le chocolat et les myrtilles, mais aucune étude clinique n'a encore apporté ce type de preuves pour ces nutriments

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Disputes-Refoulement
Etude-sociologique
2009-11-30
(mise en ligne)
Prévention
2009-11-30 (initial, pas encore de commentaire)

Franchise-et-Travail. Pour protéger son cœur, mieux vaut oser parler à son supérieur ou à ses collègues que de se taire. Une enquête menée dans différents milieux professionnels auprès de 2755 hommes âgés de 41 ans en moyenne, sur une longue période (plus de 10 ans), réalisée par une équipe de chercheurs Suédois dirigée par Constanze Leineweber, et publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health (Failure to openly express anger about unfair treatment at work doubles heart attack risk), aurait démontré que les hommes qui refuseraient de se confronter à leurs supérieurs ou collègues sur leur lieu travail auraient 2 fois plus de risques de succomber à un problème cardiaque. Au contraire, ceux qui n'hésiteraient pas à parler ouvertement de leurs difficultés à leurs collaborateurs ou superviseurs auraient un risque beaucoup moins élevé de souffrir d'un problème cardiovasculaire [Journal of Epidemiology and Community Health]

- Analyse et conseils : La colère étouffée-refoulée au travail majore le risque de crise cardiaque chez les hommes. Pendant 10 ans, les participants à l'étude ont répondu à des questionnaires destinés à évaluer leurs réactions lorsque des situations conflictuelles au travail se présentaient. L'analyse des réponses des volontaires montrent que les hommes qui fuient un conflit avec leur patron ou superviseur ont 3 fois plus de risque de faire une crise cardiaque, et même d'en mourir, que ceux qui préfèrent y faire face. Et lorsque le conflit survient entre collègues ? C'est bien pire. L'étude montre en effet que le risque de crise cardiaque est multiplié par 4 chez ceux qui ont tendance à fuir la situation. Il se serait par ailleurs avéré que ceux évitant les conflits au bureau seraient plus à-même de souffrir de maux de ventre et de tête. Ils s'énerveraient aussi plus facilement à la maison


 
 
 
 
Bonbons-Délinquance
Etude-sociologique
2009-10-12
(mise en ligne)
Santé-publique
2009-10-12 (initial, pas encore de commentaire)

Bonbon-Impulsion, Bonbon-Raison. Les bonbons pourraient rendre violent. Trop de bonbons dans l'enfance favoriseraient la violence à l'âge adulte. C'est le résultat d'une étude atypique par une équipe Galloise dirigée par Simon C. Moore, de l'Université de Cardiff, publiée dans le numéro d'Octobre du British Journal of Psychiatry (Confectionery consumption in childhood and adult violence), qui examine les effets de l'alimentation d'enfants sur la violence. Donner aux enfants des sucreries et des chocolats régulièrement pourrait les empêcher d'apprendre à patienter et les pousser à un comportement impulsif, étroitement associé à la délinquance [British Journal of Psychiatry]

- Analyse et conseils : Et si trop de bonbons rendaient les enfants agressifs ? L'alimentation dans l'enfance peut-elle conditionner un comportement violent à l'âge adulte ? Des données de consommation à l'âge de 5, 10 et 34 ans ont été utilisées dans cette étude de cohorte très documentée. Les enfants qui mangent des confiseries tous les jours à l'âge de 10 ans étaient significativement plus susceptibles d'avoir été condamnés pour violence à l'âge de 34 ans (ou à des problèmes de comportement, y compris à des agressions). Contrairement à certaines idées développées par des experts dans le passé, récompenser de mauvais comportements pendant l'enfance conduirait à terme à devoir gérer de réelles difficultés


 
 
 
 
Mensonge-Écriture
Etude-sociologique
2009-09-28
(mise en ligne)
Sociologie
2009-09-28 (initial, pas encore de commentaire)

Stylo-Lettres-Indices. Les menteurs seraient aussi trahis par leur écriture... et pas seulement par leurs mouvements du corps, des yeux, ou le choix de certains mots. Gil Luria and Sara Rosenblum, 2 chercheurs Israéliens de l'université d'Haifa, ont en effet découvert que les personnes qui mentent appuieraient plus intensément leur stylo sur le papier et écriraient de plus grandes lettres, après une expérimentation sur 34 volontaires à qui était demandé de rédiger deux paragraphes, l'un évoquant un souvenir réel, l'autre un évènement fictif [Applied Cognitive Psychology]

- Analyse et conseils : Une étude sociologique avec des outils modernes highTech. Les chercheurs ont en effet mis au point un double appareillage d'analyse d'écriture informatisé appelé ComPET (Computerized Penmanship Evaluation Tool) qui, en modélisant notamment la manière dont les lettres sont formées, le rythme d'écriture, la pression exercée sur le stylo électronique dirigé vers l'écran tactile (comme le nouvel i-Pad), peut être corrélé avec la nature des faits rédigés, soit faux, soit vrais. A suivre sur des cohortes plus significatives


 
 
 
 


Actualisation: 19-Mars-2015
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