légendes TOUTES LES PAUSES : ALCOOL-CONSOMMATION-INFARCTUS

THÈME INFORMATION
Alcool-Consommation-Infarctus
Etude-scientifique
2011-01-15
(mise en ligne)
Prévention
légende
Alcool-Consommation-Infarctus : Vin-Bière-Prévention. Une étude épidémiologique dans un journal incontestable (BMJ, n°7783, 23 Novembre 2010 : Patterns of alcohol consumption and ischaemic heart disease in culturally divergent countries : the Prospective Epidemiological Study of Myocardial Infarction - PRIME) et de valeur solide, car elle compare 4 groupes homogènes et un grand nombre de personnes (près de 10 000 hommes âgés de 50 à 59 ans, recrutés entre 1991 et 1994, et suivis pendant 10 ans, 3 groupes en France, le 4ème en Irlande) ; les auteurs, sous la supervision de Jean Ferrières (cardiologue, CHU de Toulouse) démontrent qu'à dose égale la façon de consommer l'alcool compte pour beaucoup (chez les consommateurs d'alcool, les quantités ingérées par semaine sont comparables dans les 2 pays, mais les modalités sont différentes) ; d'abord, dans les 2 pays, le taux d'infarctus est nettement plus bas (d'environ 40%) chez les buveurs par rapport aux abstinents (et la proportion d'abstinents est bien plus forte en Irlande -39%- qu'en France -9%-) ; ensuite, le nombre de nouveaux cas par an d'infarctus est 2 fois plus grand chez les Irlandais que chez les Français (pour schématiser les adeptes des bitures express du week-end, typiquement les Irlandais, comparés aux buveurs modérés et réguliers de vin, typiquement les Français) ; il convient cependant, de pondérer l'analyse car plusieurs études, dont une publiée en 2004 par le Pr. Ferrières, ont suggéré que les effets sont en partie indirects : les consommateurs réguliers de vin auraient une hygiène de vie plus saine (ils mangent davantage de fruits et légumes, sont plus actifs) [B.M.J. (British Medical Journal)]

- Analyse et conseils : Le paradoxe Français est à nouveau confirmé. Depuis des décennies, la question des bienfaits, en particulier pour le cœur, d'une consommation modérée de vin passionne les épidémiologistes ; mais, elle gêne les autorités sanitaires, d'autant que les effets négatifs de fortes doses d'alcool sur l'organisme sont, quant à eux, bien démontrés (notamment sur les accidents automobiles). Dès 1991, le chercheur Serge Renaud a émis l'hypothèse que ce paradoxe, apparente contradiction entre la faible mortalité cardio-vasculaire des Français et leur alimentation riche en graisses et en sauces, a un lien avec leur goût pour le vin rouge (dans la présente étude, les Irlandais boivent surtout pendant le week-end alors que la consommation des Français est plus répartie dans la semaine, et ils ne trinquent pas avec les mêmes produits : plus de 90% des Français boivent du vin, alors qu'à Belfast ce sont plutôt la bière et les alcools forts qui ont la cote). Les recherches fondamentales ont expliqué que les effets cardio-protecteurs d'une consommation modérée de vin rouge (de l'ordre de 1 à 3 verres par jour) sont attribués en partie à la présence d'éthanol et de polyphénols. À dose modérée, moins de 30 g par jour, l'éthanol, alias l'alcool éthylique, commun à toutes les boissons alcoolisées, est anti-athéromateux et anti-agrégant plaquettaire. Quant aux polyphénols, groupe complexe de composés dont le plus connu est le resvératrol, leurs vertus sont nombreuses : cardiovasculaires, anti-vieillissement. Tous les médecins sont d'accord, l'alcool consommé de façon importante et épisodique est mauvais pour le cœur et donc, il est évidemment déconseillé de se mettre à boire abondamment soi-disant pour sa santé, mais en présence d'un effet protecteur cardio-vasculaire apparent, il serait paradoxal d'avoir une attitude de prohibition, notamment à partir de la 2ème partie de la vie. A noter : le suivi de cette cohorte de 10 000 personnes continue pour savoir ce qu'il en est des risques de cancers dans les 2 populations, car pour l'instant, les résultats précédents divergent et l'Institut du cancer (INCa) constate avec prudence qu'aucune boisson alcoolisée, même le vin, n'a d'effet protecteur, sur les cancers. Sujet complexe !

Alcool-Consommation-Infarctus : Commentaires :
  • [2011-02-11, Curare, médecin-généraliste : tout doux, prière de ne pas s'emballer ; ce qui est sûr, ce sont les effets nocifs de l'alcool, surtout en grande quantité et souvent ; et il faut rappeler que la baisse de mortalité sur les routes depuis quelques décennies vient en grosse partie des règles d'abstinence et des mesures de contrôle ; en dehors de la conduite, un peu, j'écris un peu, de vin rouge pour un adulte, n'est pas nocif, si c'est pour déguster avec modération (et les djeuns d'aujourd'hui qui se font la teuf aux alcools durs, type Vodka ou Gin n'ont pas de graines de jugeotte dans la cervelle)]


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Actualisation: 11-Février-2011
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