légendes TOUTES LES PAUSES : CERISE-GOUTTE

THÈME INFORMATION
Cerise-Goutte
Etude-clinique
2013-06-11
(mise en ligne)
Prévention
légende
Cerise-Goutte : La goutte n'est certes pas une maladie qui relève de l'automédication, mais la phytothérapie et une bonne nutrition sont des clés de la médication personnelle ; la présente étude clinique, par Yuqing Zhang et ses collègues de l'Université de Boston (USA), publiée dans la très sérieuse revue Arthritis & Rheumatism (en savoir plus : A&R Internet, en Anglais) marque une pierre blanche dans la compréhension de la maladie (et peut-être de ces prémices comme l'hyperuricémie) et de sa prévention par une consommation modérée de cerises (une douzaine par jour, seulement) ; les résultats sont clairs : chez les goutteux, manger des cerises pendant 2 jours avant suffirait à réduire de 35 % le risque de faire une crise de goutte, par rapport à ceux qui ne mangent pas de cerises (et pour ceux qui en même temps prenait le traitement médical de référence, à base d'allopurinol, la réduction atteint même 75%) ; par ailleurs, l'absorption de cerises a aussi eu un effet bénéfique sur la concentration de purines (associées à certains aliments néfastes pour la goutte), mais pas d'effet en cas d'absorption d'alcool [Arthritis and Rheumatism]

- Analyse et conseils : La cerise, traditionnellement, est déjà connue pour avoir une action bénéfique dans la réduction de l'acide urique ; la goutte est une affection qui touche essentiellement (à près de 90%) les hommes (environ 2 personnes sur 100 en France) et cela davantage au fur et à mesure du vieillissement ; elle se déclenche typiquement chez les hommes mangeant beaucoup et riche et ne faisant pas ou peu d’exercice, à partir de 50 ans, et se manifeste entre autres par des douleurs vives (presque insupportables) aux articulations au niveau du gros orteil ; au moment où la saison des cerises commence, Yuqing Zhang a bien voulu ajouter quelques précisions à sa publication pour «MonAutomedication.fr» : les patients inclus dans l'étude (contrôlée, avec 633 patients souffrant de la goutte, âgés de 54 ans en moyenne, pour la plupart masculins, suivis pendant 1 an) n'ont pas indiqué quelle variété de cerise (jaune ou rouge ou griotte-morelle ou cerise de Montmorency-amarelle), ni sous quelle forme (le fruit, le jus, l'extrait), ni sous quelle aspect (fraiche, en conserve, en préparation industrielle) mais l'on peut faire l'hypothèse, d'après d'autres investigateurs, que l'effet protecteur est plus marqué avec les griottes (très acides, seulement en pâtisserie ou en confitures) et avec les cerises rouges qu'avec les cerises jaunes (en se rappelant que l'action bénéfique est sans doute associée aux anthocyanines, des pigments rouge-bleu, et principaux composés phénoliques du fruit, grâce à leur propriété anti-oxydante) ; il reste que les principes médicaux de base pour la prévention de la goutte reste une nourriture équilibrée (moins riche en protéines), pas ou moins d'alcool (pas de bière), de l'exercice physique… et, pourquoi pas quelques cerises rouges fraîches en saison, et des jus et autres préparations hors saison

Cerise-Goutte : Commentaires :
  • [2013-06-18, Surcouf-Moret-sur-Loing, le travail a-t-il testé les queues de cerise que j'utilise régulièrement en tisane et qui me font du bien ? Réponse de «MonAutomedication.fr», non, les auteurs n'ont testé que la chair des cerises, soit comme fruit, soit comme jus, soit comme préparation industrielle (par exemple en confiture)… les queues de cerise sont, elles, traditionnellement utilisées en phytothérapie pour leurs propriétés diurétiques et dépuratives, ce qui n'a rien à voir… et, le saviez-vous, les noyaux de cerise sont, eux aussi, utilisés en médication personnelle, une fois réduits en poudre, pour le gommage dermatologique ; bref, tout est bon dans la cerise ! (de quoi faire mentir le vieil adage «pour des queues de cerise» qui signifie rien du tout, peu de choses, quantité négligeable)]


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Actualisation: 18-Juin-2013
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