* ÉDITO : BILAN DE 30 MOIS DU LIBRE-ACCÈS EN OFFICINE *

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À l'occasion de sa réunion-médias annuelle en Mars 2011, le syndicat professionnel de l'automédication responsable, AFIPA, a commandité, auprès de l'Université Pierre et Marie Curie, une étude quantitative de comportement-consommateur faisant le bilan du libre-accès ou accès direct à des médicaments devant le comptoir de l'officine, créé officiellement le 30 Juin 2008, par le Ministère de la Santé (et appelé par lui Médication Officinale) ; les résultats de l'enquête fondée sur 468 questionnaires auto-administrés remplis sur Internet, présentés par Déborah Wallet-Wodka, Maître de conférences au Master Marketing de la Santé à l'UPMC, à Paris, sont synthétisés aux 4 points cardinaux de cette page… et Déborah Wallet-Wodka a aimablement accepté de répondre à 3 questions spécifiques pour les visiteurs de «MonAutomedication.fr» :
  1. Question : dans l'idéal, quelle est l'attitude et le comportement du consommateur s'approchant d'un espace en libre-accès qui maximisent son bénéfice en terme de santé ?
    Réponse (DWW) : il doit être conscient que sa pathologie est sans gravité et avoir réussi à l'identifier pour se diriger vers le bon type de médicaments, il peut comparer les prix des différents médicaments proposés pour faire son choix, idéalement il se rendra au comptoir avec 2 produits pour demander au pharmacien son avis sur son choix, ce qui lui permettra d'entrer dans une relation pédagogique avec le pharmacien, apprentissage qui lui sera utile par la suite, dans la gestion de sa santé… puis il réalisera son achat

  2. Question : dans l'idéal, comment devrait-on lever les 3 freins à l'automédication et au libre-accès en France relevés dans votre enquête, à savoir les notices illisibles, le manque de séparation entre médicament en libre accès et parapharmacie, le risque de consommations inadaptées ou risquées ?
    Réponse (DWW) : pour le premier frein, des efforts doivent être fait de la part des industries (qui ont déjà fait des progrès au niveau des notices) mais peut-être les faire de façon plus visible, en proposant des fiches poso en rayon par exemple ; pour le deuxième frein, la séparation est prévue dans la Loi mais elle n'est pas toujours respectée faute de place ou d'information, il faut donc renouveler les consignes, au niveau du Ministère pour une meilleure implantation des rayons de libre-accès au sein des officines ; enfin, pour le troisième frein, les risques doivent être évoqués de façon plus claire mais principalement la présence des médicaments en libre-accès doit être justifiée en terme d'inocuité et de sécurité, on se retrouve donc toujours face à un problème informationnel

  3. Question : dans l'idéal et au vu des enseignements de ce travail, comment les différents acteurs, y compris les pouvoirs publics qui l'ont créé, pourraient-ils faire mieux connaître le libre-accès au Grand-Public (dans l'enquête, 88% des répondants se sent «pas du tout ou peu informé») ?
    Réponse (DWW) : l'information doit passer par les médecins et les pharmaciens à travers une meilleure signalisation, des prospectus d'explications,… les médecins peuvent également parler à leur patient de l'existence du libre-accès, même si il reste encore du chemin pour cela… des grosses campagnes de communication ne semblent pas le meilleur vecteur pour cette mesure

  légendeSituation-Automédication : des consommateurs majoritaires en 2011 et 10% plus nombreux qu'en 2010 (oui à l'automédication, 49% ; non, 15% ; cela dépend, 36%), dont 62% dépense en moyenne 20 € par an pour l'achat des médicaments et 32%, plus de 50 €, et dont 75% déclare ré-utiliser des médicaments à la disposition à la maison ; des consommateurs en 2011 : plus indécis (et plus insatisfaits) sur les notices mais avec une bien meilleure connaissance des produits, et qui demandent, à plus de 85%, une séparation claire entre les médicaments et les autres produits disponibles en officine (parapharmacie, compléments alimentaires, etc.), et qui ne connaissent pas les prix des médicaments d'automédication (à plus de 70%), et ne les comparent pas d'une officine à l'autre (à plus de 75%)  
légendeSituation-Libre-Accès : un nombre d'officines équipées (proposant un espace en libre-accès) en plateau : 1 officine sur 2 (comme en 2010), et une offre de produits en libre-accès stable (370 produits, comme en 2010, notamment pour acné, toux, tabac, rhume) et toujours les mêmes marques-stars (Doliprane, connu à 54% en spontané, pour les maux de tête, Spasfon, connu à 59% en spontané, pour les maux de ventre, et Lysopaïne et Strepsils, connus à 22% chacun en spontané, pour les maux de gorge) légende légendeRelation-Pharmacien : le conseil du pharmacien est positif (pour 89% des répondants) : indispensable (15%), très utile (30%), utile (44%), plutôt inutile (9%), totalement inutile (2%), et il est sollicité par le consommateur dans 70% des cas (c'est-à-dire explicitement demandé) ; globalement, la fréquentation du libre-accès est en augmentation de 30% (avec effet boule de neige, un premier utilisateur satisfait devenant vite inconditionnel), les intentions d'achat ou de fréquentation sont en hausse de 60%, le consommateur devient plus averti pour son automédication via le libre-accès tout en gagnant du temps
  légendeLibre-Accès : il convainc de plus en plus (60% des répondants en 2011, 40% en 2010), avec des réfractaires ou des réticents moins nombreux (45% des répondants en 2011, 69% en 2010) ;
  • le libre-accès, c'est un gain de temps indéniable (60% des répondants), mais cela ne permet pas de mieux choisir les médicaments (pour 84% des répondants), ni de faire baisser les prix (pour 74% des répondants), ni non plus d'éviter le risque de consommations inadaptées (pour 85% des répondants) ;
  • le libre-accès, cela permet de découvrir des nouveaux produits (pour 38% des répondants), de renforcer le rôle du pharmacien (pour 71% des répondants) qui procure des conseils plus précieux, qui est plus disponible, et qui est perçu comme plus moderne ;
  • la différence d'appréciation entre les utilisateurs et les non-utilisateurs du libre-accès est également marquante : les utilisateurs sont davantage de vrais consommateurs (plus d'attention au prix, à la marque), sont plus enclins à l'automédication, et manifestent davantage leur satisfaction (plus ils essaient le libre-accès, plus ils sont d'accord pour re-commencer), en revendiquant plus d'autonomie dans leur décision, plus d'impact sur la baisse des prix ou les offres promotionnelles, plus de gain de temps (surtout) ;
  • pour tous les répondants, la vision du futur est forte (et inchangée par rapport à 2010) : NON, à 76%, aux médicaments vendus en grande ou moyenne surface, NON, à 89%, aux médicaments vendus sur Internet (par manque de confiance, en raison du risque de contrefaçon, par peur des riques, et par le manque de conseil du pharmacien !)
 
légendeSource (Afipa) : les résultats détaillés de l'étude comportementale sur le libre-accès en 2011 : UPMC-AFIPA Internet

Actualisation: 30-Mars-2011
Lire attentivement les PAR, Principes d'une Automédication Réussie
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