* ÉDITO : LA SITUATION DE L'OBÉSITÉ FRANCE-EUROPE *

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À l'occasion d'une réunion-médias en préambule aux Journées Européennes sur l'obésité les Vendredi 20 Mai et Samedi 21 Mai 2011, le laboratoire GSK Consumer Healthcare (GlaxoSmithKline), avec le soutien du CNAO (Collectif National des Associations d'Obèses) et d'Anne-Sophie Joly, sa Présidente, a commandité un sondage Européen (17 pays, 500 personnes par pays, avec un IMC supérieur ou égal à 28) sur la perception du surpoids et de l'obésité, … et Arnaud Cocaul, médecin expert-nutritioniste à Paris, l'un des 3 intervenants de la réunion, a aimablement accepté de répondre à 4 questions spécifiques concernant seulement le surpoids modéré pour les visiteurs de «MonAutomedication.fr» (sachant que l'obésité ne relève pas de «MonAutomedication.fr», mais du médecin souvent spécialiste) :
  1. Question : pour perdre un surpoids, vous préconisez des actions personnalisées avec un ou des professionnels, et vous condamnez (et les 2 autres intervenants aussi, comme l'ANSES) les régimes amaigrissants (type Dukan et autres) et même les livres-recettes des gourous contre l'obésité, en raison de l'effet yo-yo (8 personnes sur 10 qui ont maigri après régime ont repris dans l'année leurs kilos, voire plus) et de la dangerosité, sans personnalisation… alors, dans l'idéal, quels sont pour vous les 3 facteurs de succès pour qu'une personne en surpoids modéré revienne durablement à un poids normal avec un suivi personnalisé ?
    Réponse (AC) : dans l'idéal, avoir un suivi régulier médical afin de rendre compte, avoir une activité physique qui commence par la marche à pied, cultiver le lien social en évitant toute désocialisation générée par l'ensemble des régimes restrictifs et dissociés

  2. Question : dans l'idéal, selon vous, comment devrait-on réduire le fossé qu'a montré ce sondage entre les attentes des personnes en terme de solutions à leur souci de surpoids (essentiellement des recettes simples et pas contraignantes), et la réalité des solutions qui marchent durablement ?
    Réponse (AC) : malheureusement cela ne sera pas simple, je pense que les gens ne sont pas idiots et qu'il ne faut pas les prendre pour des idiots, par conséquent notre discours médical doit être étayé et s'appuyer sur des preuves scientifiques validées et publiées, et non sur les appréciations personnelles (qui n'engagent que leur auteur)

  3. Question : selon les premiers enseignements de l'étude Nutrinet-Santé, 61% de la population Française consomme des aliments en dehors des repas (35% grignote tous les jours et 26%, 2 jours sur 3), surtout des produits gras et sucrés, surtout les jeunes, les femmes et les populations socialement défavorisées… alors, quels sont pour vous les 3 résolutions individuelles pour limiter voire arrêter le grignotage ?
    Réponse (AC) : je pense que Nutrinet a des limites, car cela repose sur des questionnaires déclaratifs en ligne et longs à remplir, s'adressant à des gens CSP+ (catégories socio-professionnelles favorisées, par exemple les chefs d’entreprises, les artisans et commerçants, les cadres, les professions intellectuelles supérieures et les professions intermédiaires)… donc relativisons l'ampleur des dérapages extra-prandiaux ; il convient de manger assez, à table, et de s'asseoir, ce qui permettra une meilleure pertinence des signaux de satiété et de rassasiement, il faut s'interdire de manger debout, il faut éviter de manger solitaire, il faut éviter de manger devant des écrans : le manger se partage

  4. Question : dans l'idéal, quelles sont 3 décisions pratiques majeures à prendre par les pouvoirs publics et les industriels de l'agro-alimentaire qui pourraient améliorer à long terme la situation préoccupante de l'obésité en France ?
    Réponse (AC) : [1] réduire la taille des portions individuelles ou proposer différentes tailles de portions, [2] re-donner de la mâche aux produits alimentaires (éviter les produits mous, rapides à avaler), [3] simplifier les étiquettes nutritionnelles en indiquant les calories par portion, et non pour 100g, et j'en rajoute une 4ème&nsbsp;: l'essentiel est de se re-mobiliser, en bougeant autant que faire se peut… les industriels peuvent contribuer à marteler le message du bienfait de l'activité physique

  légendeSous-Estimation-voire-Déni : le premier enseignement préoccupant pour tous et notamment pour les sondés, qui ont été recrutés en raison de leur IMC défavorable (calculé par la formule mathématique égale au poids en kg divisé par la taille en mètre, mise au carré), et donc qui avaient tous au moins un surpoids avéré, c'est que pour un IMC compris entre 28 et 29.9, donc un surpoids modéré, 39% des personnes interrogées en France et 43% des personnes interrogées en Europe n'ont pas conscience de leur surpoids (ou le sous-estiment volontairement), et 59% des personnes interrogées en France et 65% des personnes interrogées en Europe n'envisagent pas de parler de leur surpoids à un professionnel de santé habilité (sachant que selon le dernier rapport sur la santé en Europe en 2010 publié par l'OCDE, 1 adulte sur 2 est en surpoids, et pour la France, selon l'ANSES, le surpoids et l'obésité touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans)  
légendeCauses-Surpoids : des raisons variées sont rapportées à la prise de poids par les sondés, mais avant tout liées à l'attitude vis-à-vis de la nourriture : 48% des Français (et 50% des Européens) pense que c'est parce qu'ils mangent mal, 34% des Français (et 48% des Européens) parce qu'ils mangent trop, 33% des Français (et 35% des Européens) parce qu'ils n'ont pas le temps de manger correctement ou de faire de l'exercice, 30% des Français (et 29 % des Européens) parce qu'ils mangent entre les repas… toutes ces raisons liées à l'alimentation sont plus souvent avancées par les hommes que par les femmes, sachant que les femmes invoquent d'abord un problème de santé (35% en France et 34% en Europe), ensuite les conséquences de la prise de poids lors de la grossesse (pour les hommes, c'est à 43% les excès de nourriture et à 23% les mauvaises habitudes d'une consommation d'alcool) légende légendeMotivations-Perte-de-Poids : les stimuli pour perdre un excès de poids sont différents entre sexe (pour les hommes, c'est essentiellement la peur des répercussions sur la santé et des maladies associées au surpoids, «pour pouvoir vivre plus longtemps, pour goûter au plaisir de faire du sport sans perdre son souffle», pour les femmes, c'est essentiellement le désir de retrouver de la confiance en soi et d'être séduisantes à nouveau, «pour ne pas subir des regards négatifs») ; le besoin de soutien est réel : hommes et femmes (33%, 35%) ont été engagés par un professionnel de santé à perdre du poids (et par voie de conséquence, c'est le professionnel de santé qui est condamné en cas d'échec ou de rechute, notamment si des stratégies de culpabilité ont été utilisées)…et seulement 21% des sondés homme et 27% des sondés femme souhaite un soutien d'un médecin, et les femmes, bien plus que les hommes (59% versus 53%), attendent un soutien de leurs proches (mais les 2 ont le plus souvent du mal à en obtenir)
  légendeFossé-Souhaits-et-Réalités : en France, les attentes sont variées mais très différentes des solutions reconnues qui marchent durablement pour les professionnels… et ces attentes sont plus fortes chez les femmes que chez les hommes, en particulier pour 
  • des instructions alimentaires claires (et proches des préférences personnelles), chez 35% des femmes versus 31% des hommes ;
  • des conseils pratiques et faciles d'activités physiques, chez 29% des hommes versus 26% des femmes ;
  • des nouvelles techniques inédites de perte de poids, chez 29% des femmes versus 22% des hommes ;
  • des programmes de planification des menus, chez 25% des femmes versus 17% des hommes ;
  • un soutien fort d'experts afin de pouvoir atteindre les objectifs, chez 24% des femmes versus 14%, des hommes
 
légendeSource (GlaxoSmithKline Consumer Healthcare) : les résultats détaillés de cette étude comportementale sur le surpoids et l'obésité en 2011 peuvent ête obtenus auprès de Martine Frey, chez : GSK Grand-Public France… en outre, GSK a édité 40 000 brochures intitulées MagPatients «Surpoids et Obésité» disponibles gratuitement chez le pharmacien de confiance à proximité (ou à télécharger à European Obesity Day, et GSK a édité un site Internet dédié à Alli qui depuis son lancement en Septembre 2009 a reçu 700 000 visiteurs uniques
à savoir : Arnaud Cocaul est médecin nutritioniste et praticien attaché à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière (AP-HP Paris), il exerce la majeure partie du temps au centre médical Saint-Michel ; dans ses nombreuses interventions (livres, radios, télés, etc.), Arnaud Cocaul prodigue des conseils simples et pratiques qui vont à l'encontre des idées reçues, et des gourous : tout est une question de bon sens, sans se priver

Actualisation: 20-Mai-2011
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