* MÉDECIN TRAITANT *

Mots-clés : Médecin traitant, grossesse, moins de 2 ans, maladies chroniques graves, ALD, A.L.D., gynécologie, dépistage, consultation, essais cliniques, Femme enceinte, Nourrissons, Malades en A.L.D., Personnes âgées, Adolescents, Femme (spécifique), Prévention, Tous, Citoyens | Rédaction - Actualisation de cette page : 27 Octobre 2011

RATIONNEL
légende
la consultation d'un prescripteur constitue le maillon essentiel de la chaîne de soins : pour les petits problèmes de santé et dans le cadre de la nouvelle gouvernance de la santé en France (Loi HPST du 21 Juillet 2009) qui met le patient au cœur du dispositif, le prescripteur peut se révéler être le médecin traitant ou le pharmacien de proximité ;
quand les symptômes paraissent mineurs ou les difficultés paraissent légères, préférer d'abord le conseil du pharmacien de confiance, à proximité (c'est plus simple que le déplacement et l'attente à une consultation médicale) ;
en cas de doute, ne pas hésiter à contacter par téléphone le médecin traitant (si bien connu, et avec tact et courtoisie), puis consulter dans les délais imposés (toujours noter le numéro de téléphone du médecin traitant et garder actualisée la liste de ses horaires journaliers de consultation dans le carnet d'adresse, l'agenda électronique, et la trousse à pharmacie)
MÉDECIN-PIVOT le médecin traitant peut aussi représenter, selon les habitudes, un personnage clé pour l'automédication, mais pour éviter de le surcharger, mieux vaut penser à lui en relais du pharmacien-conseil ; le rôle de ce médecin pivot du système de soins, quasiment toujours choisi parmi les généralistes, a été institué par la Loi du 13 Août 2004 portant réforme de la Sécurité Sociale ; il est davantage qu'une simple modernisation du médecin de famille des temps anciens : essentiel en tant que véritable plaque-tournante envers les autres médecins (médecine en réseau, avec les spécialistes, les hospitaliers) et aussi avec les autres professionnels de santé (pour l'automédication : le pharmacien de confiance, à proximité) ; auparavant habitué à gérer les petits maux quotidiens (du temps où beaucoup de médicaments étaient à la fois remboursés et de prescription facultative), le médecin traitant voit de plus en plus son rôle évoluer comme premier recours des problèmes de santé sérieux, coordinateur de soins, prescripteur-relais vers les spécialistes, et guide-accompagnateur vis-à-vis de ses patients : par transfert, le rôle du pharmacien de confiance devient prépondérant pour l'automédication
CONTACT le plus simple est d'attendre d'avoir construit une relation préférentielle avec le médecin traitant (antécédents familiaux, points de faiblesse, connaissance psychologique, etc.), soit au bout de 3 à 4 consultations (environ 1 an, sur la base des statistiques moyennes, hors malades en ALD) : alors il sera facile de demander en toute confiance quel(s) jour(s) et quelle(s) heure(s) sont à privilégier pour un appel téléphonique informel (en cas de problème sur un médicament prescrit… ou pour l'initiation d'une automédication) ;
dans tous les cas, le contact doit être court, courtois (c'est un service gratuit qui est demandé au médecin, et pas un dû) et… préparé (bien réfléchir auparavant au message à transmettre, notamment à la description précise des signes et autres indices relatifs au problème rencontré, en se rappelant que le médecin fonctionne en terme de diagnostic sur la base des symptômes communiqués et du terrain, c'est-à-dire les caractéristiques personnelles de chacun, génétiques, psychologiques, environnementales, etc.) ;
ci-après, sont résumées les situations particulières concernant la santé-médication personnelle ou automédication qui engagent le médecin traitant plus souvent que le pharmacien conseil (ou parfois complémentairement) et donc requièrent de s'abstenir d'une attitude active et indépendante pour l'automédication (rappel : 6 types de comportements possibles pour l'automédication selon le profil et le problème considérés (de la stratégie la plus libre, à la plus contrainte) : [1] automédication pro-active, possible via le libre accès de l'officine et après validation du pharmacien, [2] automédication active, tenant compte des conseils du pharmacien, [3] automédication suiviste, avec accès à la trousse personnelle par reconduction d'un traitement antérieur prescrit ou conseillé dans le cadre d'un problème similaire, [4] automédication semi-ouverte, après interrogation et avis du pharmacien, [5] automédication passive, seulement sous couvert de la décision d'un professionnel de santé, [6] automédication restreinte à un avis médical indispensable ;
voir aussi : 15 Grands Principes pour une automédication réussie)
SÉLECTION en plus du cursus standard de médecine générale, l'étudiant médecin ou le médecin installé peut décider de suivre une formation spécifique aux thérapies alternatives, comme l'acupuncture, l'auriculothérapie, la magnétothérapie, l'osthéopathie, la chiropraxie, l'homéopathie (etc.) ; ces médecines alternatives (encore appelées parallèles) et leurs actions thérapeutiques ne sont abordées ici que lorsqu'elles concernent des produits manufacturés («prêts à l'emploi»), et non «à préparer» selon instruction du médecin ; cependant, elles participent d'une démarche volontaire pour les praticiens concernés qui dès lors, souvent, attachent plus d'importance au dialogue avec les patients, ce qui est un atout dans la relation médecin-patient, mais pas l'essentiel ; sauf si le choix du médecin traitant découle de l'histoire de la famille, il vaut mieux (par exemple, suite à un déménagement) s'y prendre avec méthode (le premier contact avec lui est donc capital et il est difficile de trouver du premier coup) :
  • d'abord, il est possible de se faire une idée de l'offre disponible de médecins (généralistes, spécialistes), de dentistes, pour une localisation donnée (et surtout de leur tarifs suivant leur mode d'exercice en secteur 1 ou 2, et types d'activité, de leur acceptation de la carte Vitale ou non, des éventuels dépassements d'honoraires), en visitant le site Ameli Direct Internet (lien externe), le portail de la Sécurité Sociale (et d'associer à ces informations «brutes» un éventuel retour qualitatif par l'entourage ou les voisins, sur la réputation de chacun… avec le recul nécessaire) ;
  • ensuite, le médecin doit être à l'écoute (pouvoir exposer sans contrainte tout ce qui ne va pas et ses interrogations et, en retour, recevoir un message compréhensible pour le diagnostic, la prescription éventuelle et les raisons) ;
  • puis, le médecin doit pouvoir prendre du temps pour réaliser un examen clinique rigoureux, pour constituer un dossier médical, à l'aide de fiches ou, encore mieux, d'un ordinateur (le «encore balbutiant» DMP), en se rappelant qu'un médecin à l'écoute et scrupuleux risque d'accumuler les retards au fil de la journée, avec des conséquences fréquentes sur la ponctualité ;
  • enfin, sa réelle disponibilité et son carnet d'adresse ne sont pas à négliger : la proximité du cabinet par rapport à votre domicile est sans aucun doute pratique, mais la flexibilité compte davantage (visites ou non à domicile, travail le week-end et le soir ou non, créneaux avec rendez-vous ou non, délais d'attente au cabinet) ; de même, en cas de problème grave, il est rassurant de savoir qu'il dispose d'un réseau de spécialistes compétents vers lesquels il pourra vous orienter

légendesSITUATIONS MÉDICALES PERSONNELLES - HORS AUTOMÉDICATION

PROFILS MOTS-CLÉS ACTION RÔLE CONSEILS
Femme enceinte grossesse [6] ne jamais s'engager dans l'automédication sous quelque forme que ce soit médecin essentiel (gynécologue) privilégier une relation continue et confiante avec tous les professionnels de santé concernés pendant la grossesse (trop d'incidents ou d'accidents ont lieu chaque année à cause d'attitudes désinvoltes) ; ne pas suivre les médias qui prônent une attitude indépendante, ne pas s'embrigader dans les forums d'Internet, trop souvent irresponsables (en tant que demandeuse ou pourvoyeuse de conseil)
Nourrissons enfant de
moins de 2 ans
[5] ne pas s'engager dans l'automédication, sauf pour des questions relevant de la dermo-cosmétique (par exemple, fesses rouges) et seulement après avis du pharmacien de confiance, à proximité médecin prioritaire (pédiatre) privilégier une relation continue et confiante avec le pédiatre et le pharmacien de confiance
Malades en A.L.D. maladies
chroniques
graves
[6-5] ne jamais s'engager dans l'automédication sous quelque forme que ce soit, sans l'avis d'un professionnel de santé (les affections de longues durées, ou ALD, concernent plus de 30 maladies graves, par exemple les cancers, le Sida, l'Alzheimer, les psychoses, l'arthrite rhumatoïde) médecin essentiel (généraliste-spécialiste) se convertir, par nécessité due aux aléas de la vie, en acteur engagé envers sa santé (information suivie, implication continue), pour faciliter le travail essentiel des équipes de soins
Personnes âgées fragilisation [5] ne pas s'engager dans l'automédication, sans l'avis du pharmacien de confiance, à proximité médecin-pharmacien complémentaires accepter, quand l'autonomie se réduit, le rôle privilégié du tandem constitué par les professionnels de santé en réseaux de soins (y compris le pharmacien de confiance) et par l'entourage familial (en savoir plus : Proximologie Internet de la Fondation Novartis)
Adolescents sexualité [5] ne pas s'engager dans l'automédication, sans l'avis du pharmacien de confiance, à proximité médecin-pharmacien complémentaires dire la vérité (le seul risque est d'entendre une petite leçon)
Femme (spécifique) gynécologie [3-4] ne pas s'engager dans l'automédication, sans l'avis du pharmacien de confiance, à proximité médecin-pharmacien complémentaires dire la vérité (le seul risque est d'entendre une petite leçon)
Prévention dépistage [5] ne s'engager dans la prévention-dépistage qu'après l'avis du médecin traitant ou du pharmacien de confiance, à proximité médecin-pharmacien complémentaires toujours accepter une proposition personnelle de participation à des campagnes de prévention (ou de dépistage) proposée par le médecin-traitant (ou le pharmacien-conseil, ou la tutelle de santé publique), car ce n'est pas la mauvaise nouvelle de l'annonce d'une maladie sérieuse qui péjorise le pronostic (c'est le diagnostic tardif)
Tous consultation [1-5] ne s'informer des options d'automédication, avant la consultation, que pour mieux comprendre et dialoguer médecin-pharmacien complémentaires ne jamais faire étalage de ses connaissances acquises via Internet ou les médias spécialisés en santé devant le médecin-traitant ou le pharmacien-conseil (c'est mal vécu, chacun son métier… et de toutes façons la médecine et la pharmacie étant des sciences complexes acquises en 5 ans d'études au moins, il est irréaliste de fanfaronner)
Citoyens essais cliniques [5] ne pas s'engager dans l'automédication, sans au moins l'avis du pharmacien de confiance, à proximité, si participant à un essai clinique médecin-pharmacien complémentaires toujours être ouvert à une proposition personnelle de participation à un essai clinique ou épidémiologique proposée par le médecin-traitant (ou le pharmacien-conseil, ou la tutelle de santé publique), car ce n'est pas le risque personnel qui doit faire peur, sachant que le professionnel mesure minutieusement le bénéfice-risque avant de proposer (en savoir plus : CeNGEPS Internet)

MISE EN GARDE : (rappel) quand il y a un doute sur la sévérité du ou des troubles rencontrés, commencer par en parler au pharmacien de confiance pour un premier aiguillage : soit, automédication possible, soit, automédication inapropriée et alors consultation médicale préférable (et dans quel délai ?)

Actualisation: 27-Octobre-2011
Lire attentivement les PAR, Principes d'une Automédication Réussie
Demander toujours conseil au Pharmacien-Conseil de confiance, à proximité
Si les symptômes persistent, consulter sans tarder le Médecin-Traitant

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Mission : le site Internet «MonAutomedication.fr» a pour objectif de stimuler un dialogue concret, éclairé et équilibré entre le consommateur-internaute et le pharmacien-conseil, pour une stratégie raisonnée de santé personnelle et une automédication responsable face aux petits problèmes de Santé de la vie courante, par une information de qualité, synthétique, pratique, actualisée et rapide, mais intentionnellement incomplète et simplifiée, clairement limitée aux besoins pratiques de l'internaute-visiteur, et non individualisée en fonction de profils personnels