* PRINCIPES AUTOMÉDICATION *

Mots-clés : Principes Automédication, risque zéro, table de la loi, femme enceinte | nouveau-né | bébé | nourrisson | jeune enfant | maladies chroniques | sous contrôle médical |sportif-compétition, bénin | occasionnel | réflexion raisonnée | non impulsivité | discernement | simplicité | durée courte, incertitude | sécurité | auto-diagnostic | auto-évaluation, doute | pharmacien-conseil | médecin traitant | urgence | Samu, nouveautés | innovations | conseil pharmacien, co-prescriptions | interactions médicamenteuses, effets indésirables éventuels | interactions possibles, dossier pharmaceutique | interactions médicamenteuses, notice | limite de validité | conservation, retour périmés, trousse(s) | protection | sécurité, prescriptions antérieures | ré-utilisation | médecin traitant, prescripteur amateur, dépannage tiers, capital-santé | courbe d'expérience | Rédaction - Actualisation de cette page : 9 Mai 2012

AVERTISSEMENTS
légende
  • sous ce titre un peu formel de (bon) principes, l'attention est attirée sur le sérieux nécessaire à la gestion de son capital santé et au traitement des maux qu'ils soient majeurs, sous couvert du médecin traitant, ou qu'ils soient mineurs, sous couvert du pharmacien de confiance : en matière de santé, rien n'est anodin et il vaut mieux agir avec prudence et réflexion, mais sans inquiétude disproportionnée
  • tous les médicaments peuvent entraîner des incidents, voire des accidents, surtout s'ils sont mal utilisés : en règle générale, les risques concernant les médicaments d'automédication, voire même les médicaments en accès libre à l'officine sont plus faibles… mais ils ne sont jamais nuls (autrement dit pour les médicaments et produits de santé, le «risque zéro» n'existe pas, mais au contraire il existe un rapport bénéfice/risque, qui, dans l'intérêt des consommateurs et de la Santé Publique, doit rester sous le contrôle continu des pharmaciens)
  • une automédication non raisonnée et non informée augmente ce risque, une automédication raisonnée et informée, guidée par le pharmacien de confiance et suivant les 15 grands principes suivants minimise ce risque
  • la connaissance de son propre corps et de ses petites faiblesses récurrentes est une nécessité dans le monde moderne
  • avec une bonne hygiène de vie, la plupart des maux bénins qui concernent l'automédication disparaissent spontanément après un certain temps : leur traitement éventuel par l'automédication permet de les traiter plus sûrement, plus confortablement, et surtout plus rapidement, sans pour autant empêcher qu'ils ne se renouvellent occasionnellement
CONSTAT qui, un jour, n'a pas déjà utilisé des médicaments sans l'avis d'un professionnel de santé, pour un rhume, un mal de ventre, une toux aiguë ou bien un épisode de diarrhée, se sentant mal à l'aise à questionner le pharmacien de confiance ? ;
8 Francais sur 10 font occasionnellement appel à la médication personnelle (à l'automédication), c'est-à-dire qu'ils prennent des médicaments ou des compléments ou utilisent des dispositifs (etc.), sans passer par leur médecin traitant (ils peuvent alors se soigner, tout en gagnant du temps) ; l'automédication est ainsi devenue une façon incontournable de soigner les petits troubles passagers, sans pour autant perturber la vie quotidienne… c'est souvent une nécessité (rester actif tout le temps) et ce n'est pas un luxe (les médicaments de santé familiale, en France, sont parmi les plus économiques d'Europe ou d'Amérique du Nord) ;
cependant un sondage récent (IFOP) révèle que moins de la moitié des Français demande conseil au médecin ou au pharmacien avant de reprendre des médicaments déjà disponibles à la maison, 1 Français sur 6 avoue même utiliser de son propre gré des médicaments au-delà de leur date de péremption et 1 sur 5 dépanne ses proches avec des médicaments de son armoire à pharmacie ;
désormais avec les conseils de «MonAutomedication.fr», il est possible d'engager un dialogue raisonné et pertinent avec le pharmacien-conseil à proximité en toute sécurité et sans perte de temps, pour les petits maux de la vie courante
SEGMENTATION
légende
un produit de santé quel qu'il soit, n'est pas un produit comme les autres : en France, 5 principaux types de produits de santé sont disponibles pour les traitements :
  1. les produits à statut de médicament (avec une Autorisation de Mise sur le Marché, appelée AMM, délivrée par l'ANSM (ex-AFSSAPS), un organisme para-public dédié à la Santé) avec 3 options,
    • les produits de Prescription Médicale Obligatoire (PMO),
    • les produits de Prescription Médicale Facultative (PMF)
    • les produits hors prescription, en vente libre (PVL)
  2. les non-médicaments à statut cosmétique ou complément alimentaire ou additif de santé (parfois, avec les mêmes principes actifs que les produits avec AMM)
  3. les dispositifs (produits à usage unique, tests, appareils, appareillages, petits outils, etc.)

c'est une classification et une réglementation complexe :
  • pour l'automédication, ou médication personnelle (ou familiale), 4 des 5 types de produits (c'est-à-dire à l'exception des PMO) sont disponibles.. . ils constituent le catalogue potentiel de l'armoire à pharmacie familiale (sirops antitussifs, pastilles pour la gorge, antalgiques, suppositoires,.. .)
  • c'est le conseil du pharmacien d'officine qui donne toute sa dimension, à la fois technique et humaine, au traitement symptomatique des petits maux de la vie quotidienne, en utilisant soit des PMF (alors, non prescrits), soit des PVL, soit des produits de la parapharmacie, soit des dispositifs
  • depuis Juillet 2008, certains produits médicaments d'automédication (plus de 250 marques, aujourd'hui) sont passés «devant le comptoir», en accès libre pour le public (comme la parapharmacie.. . depuis longtemps), mais dans ce cas, comme dans l'autre (les médicaments restés «derrière le comptoir»), le conseil du pharmacien est essentiel (d'ailleurs les autorités de tutelle ne s'y trompent pas, en appelant officiellement ce libre accès la «médication officinale» ou MMO et en éditant sur Internet 7 Règles d'Or (lien externe) à respecter par le Grand Public pour la réussir pleinement et sûrement)
CODES
légende
garder ces 15 principes simples, en mémoire et bien à l'esprit : leur lecture ou re-lecture régulière est très utile et vivement conseillée, un peu comme un code de bonne conduite, sachant que l'automédication peut être soit directe (la trousse à pharmacie, le libre accès, le conseil pharmaceutique), soit indirecte (en suivi d'une prescription médicale antérieure, en reprise avec l'accord du pharmacien-conseil, ou bien avec instructions du médecin traitant), à partir d'une démarche personnelle-individuelle (consommateur avisé, expérimenté) ou bien conseillée-dirigée (par le pharmacien de confiance) ou les 2 à la fois (grâce aux informations de «MonAutomedication.fr») ; se rappeler en toute confiance que tous les médicaments rapportés à l'officine, qu'ils soient périmés ou non, sont détruits via l'organisme Cyclamed contrôlé par l'État

légendesRÈGLES D'AUTOMÉDICATION

N ° PRINCIPE MOTS-CLÉS REMARQUES CONSEILS
1- je suis exclu(e) de l'automédication sans avis médical formel si je suis enceinte ou si j'allaite, ou alors si je suis un nouveau-né, un bébé ou un nourrisson, et mon cas doit toujours être soumis au pharmacien (au moins) si je suis un jeune enfant, ou si je suis atteint d'une maladie grave chronique (par exemple, diabète), encore appelée A.L.D. (Affection de Longue Durée), ou encore si je suis sous contrôle médical, ou si j'ai un profil individualisé (sportif de compétition, conducteur régulier d'automobile ou d'engin, allergique caractérisé, etc.), ou par défaut, en cas de doute femme enceinte | nouveau-né | bébé | nourrisson | jeune enfant | maladies chroniques | sous contrôle médical |sportif-compétition l'automédication indépendante ou autonome n'est donc pas adaptée aux personnes qui ont un traitement quotidien, ou dont la santé est fragile (femme enceinte, femme allaitant, bébé, nourrisson et jeune enfant), ou encore aux sportifs de compétition (risque de test positif anti-dopage, ou au contraire de limitation des capacités) ; il existe cependant des médicaments d'automédication spécialisés pour le nourrisson (par exemple, pour les fesses rouges, encore appelées érythème fessier, ou bien pour les douleurs-pleurs des premières dents, encore appelées poussées dentaires) ou la femme enceinte (par exemple, vergeture, et bien sûr les tests de grossesse) ou pour la femme allaitant (par exemple, crevasses aux mamelons) : il suffit alors de demander conseil au pharmacien de confiance à proximité, plutôt que de s'engager seul(e) dans l'automédication ; attention, si enceinte, ne pas s'abstenir de prendre un médicament prescrit par le médecin traitant ou conseillé par le pharmacien de confiance, après avoir lu une précaution (légale) dans la notice (en cas de doute, demander l'avis du pharmacien-conseil) ; en outre, l'automédication indépendante est fortement déconseillée pour les personnes atteintes de maladies chroniques ou sous contrôle médical, sans avis du pharmacien de confiance toujours considérer le pharmacien-conseil comme le référent incontournable dans le domaine de l'automédication (ce qui exclut évidemment les achats de médicaments sur Internet, illégaux en France, les achats de quasi-médicaments ou assimilés dans les hypermarchés sans la présence d'un pharmacien conseil, les achats de médicaments dans d'autres magasins hors France quels qu'ils soient, notamment en raison du risque de contrefaçon) ; ne pas oublier de signaler au pharmacien de confiance si l'automédication requise est pour quelqu'un d'autre (un enfant, une personne très âgée qui ne se déplace pas, un adulte actif surchargé de travail...)
2- je considère l'automédication possible, seulement si le mal constaté est bien connu de moi, bénin et occasionnel (pas chronique), après une réflexion raisonnée (pas impulsive), et pour une action simple et de durée courte (maximum 5 jours, en général) bénin | occasionnel | réflexion raisonnée | non impulsivité | discernement | simplicité | durée courte tous les médicaments et produits de santé peuvent entraîner des incidents, voire des accidents, surtout s'ils sont mal utilisés (ce ne sont pas des produits anodins) ne pas céder à l'impulsivité, encore moins aux automatismes ; ne pas croire que les médecines parallèles soient absolument sans danger ; limiter le recours à l'automédication aux pathologies bénignes, la réserver aux problèmes simples (petits maux) et qui sont déjà bien connus ; préférer les traitements simples (un seul principe actif ou si davantage, avec des associations préparées industriellement) ; éviter le cumul de médicaments ; éviter l'alcool ; utiliser l'automédication sur une courte durée : le traitement dure en moyenne 3 à 5 jours, sauf cas particuliers (sevrage tabagique, anti-allergiques, dermo-cosmétique...)
3- en cas d'incertitude sur le mal observé, j'en parle d'emblée au pharmacien-conseil de confiance, à proximité incertitude | sécurité | auto-diagnostic | auto-évaluation même si la connaissance de son propre corps est un atout pour maintenir son capital santé, l'automédication individuelle (sans conseil professionnel) n'est pas une obligation : le recours au pharmacien-conseil est plus sage qu'une automédication isolée et non raisonnée ; la connaissance de son propre corps (et de ses petits dérèglements) nécessite du temps et de l'expérience ; l'auto-évaluation n'est pas si évidente qu'il n'y paraît (le terme d'auto-diagnostic est vraiment inapproprié, le diagnostic est le métier du médecin) ne pas hésiter à demander conseil au pharmacien de confiance à proximité (le médicament c'est son métier, et au contraire du médecin, le temps pris à demander conseil n'est prujidiciable à personne... et même peut se révéler très utile dans le cas concerné et pour d'autres cas semblables (considérer le pharmacien comme un partenaire-pédagogue pour la prise en charge de son capital santé) ; se remémorer les astuces pour bien sélectionner-aborder le pharmacien de confiance, à proximité (en savoir plus : le pharmacien-conseil)
4- en cas de doute de quelque nature que ce soit (par exemple, si les indices ou symptômes observés paraissent différents, même un peu, du mal bénin occasionnel que je connais bien),
ou en cas de persistance des symptômes au-delà de quelques jours,
je contacte le médecin traitant, et, en cas de doute préoccupant ou de signes marquant l'urgence, je n'hésite jamais à appeler le SAMU (au 112, partout en Euope, même sur un téléphone portable)
doute | pharmacien-conseil | médecin traitant | urgence | Samu dans le monde d'aujourd'hui, celui de la consommation sans contrainte et de l'information instantanée communiquée par des médias omniprésents ou partagée sur Internet, il est utile de rappeler que les produits de santé ne sont pas des biens de consommation courante, sans risques ni règles garder l'esprit pratique et clair (un produit d'automédication doit commencer à agir rapidement et sans diffficultés sur-ajoutées : dans le cas contraire, simplement arrêter le traitement et rechercher un nouvel avis du pharmacien) ; en cas de persistance, voire d'aggravation modérée du problème ou d'apparition de nouveaux troubles bénins, simplement arrêter le traitement et demander conseil au pharmacien de confiance, puis envisager le recours au médecin traitant ; en cas de doute, surtout si l'on est enceinte ou si l'on allaite, consulter directement le médecin traitant sans traîner
5- même si, avant d'entrer dans la pharmacie, je connais déjà le nom du produit qu'il me faut, je n'hésite pas à demander à mon pharmacien-conseil s'il y a des nouveautés et innovations pour le problème concerné nouveautés | innovations | conseil pharmacien plus le médicament est connu et moins la personne demande de conseils, voilà ce qui ressort d'un sondage récent réalisé à la sortie des officines toujours être ouvert aux opportunités (en matière d'automédication, les innovations sont souvent de dimension pratique, ce qui est bien utile pour rester actif, continuer à travailler)
6- au moment d'acheter un médicament d'automédication, j'indique toujours à mon pharmacien les médicaments que je prends actuellement, prescrits ou non co-prescriptions | interactions médicamenteuses les incidents, voire les accidents, dûs à des interactions entre médicaments (ou entre produits de santé) ne sont pas rares : 128 000 hospitalisations et 8 000 décès par an, en France, même si l'immense majorité de ces accidents ne concerne pas l'automédication ; et beaucoup sont évitables (de grands espoirs sont mis dans le Dossier Pharmaceutique pour les faire diminuer de façon drastique à partir de 2010) se rappeler que toute automédication doit rester simple (utilisation d'un voire deux principes actifs, et pas plus sans l'avis explicite du pharmacien de confiance) ; en plus des médicaments ou produits de santé en cours d'utilisation (ne pas oublier que la pilule contraceptive en fait partie), mentionner la profession (quand l'automédication peut avoir un impact, comme la conduite automobile ou d'engins), les allergies connues
7- au moment d'obtenir en officine les médicaments prescrits par mon médecin, je m'assure auprès de mon pharmacien de confiance que j'ai bien compris chaque instruction de l'ordonnance, je lui demande toujours les principaux effets indésirables qui peuvent m'affecter éventuellement (même s'ils sont rares), pour ne pas les confondre avec les maux bénins occasionnels que je connais, et je vérifie avec lui si les médicaments d'automédication que je prend usuellement peuvent interagir avec les prescriptions effets indésirables éventuels | interactions possibles réciproquement il est impératif d'indiquer au médecin traitant, lors d'une consultation, les produits d'automédication pris régulièrement ou susceptibles d'être pris aussi pendant la prescription que le médecin est en train de rédiger toujours se rappeler que des précautions particulières doivent être prises pour certains médicaments si l'on est fumeur, si l'on boit régulièrement de l'alcool (même un peu), si l'on doit conduire une automobile (ou un engin), ou si l'on est affecté d'une insuffisance hépatique ou rénale ; toujours informer le médecin traitant des médicaments pris en automédication ; ne jamais sur-ajouter une automédication à un traitement prescrit par le médecin traitant, en l'absence d'informations précises sur les interactions entre médicaments
8- j'accepte volontiers que tout achat en pharmacie (si équipée) soit intégré dans mon dossier pharmaceutique (DP) électronique pour prévenir les erreurs et les interactions néfastes dossier pharmaceutique | interactions médicamenteuses c'est gratuit et confidentiel (et non permanent, les données étant effacées au bout de 3 mois) ; pour le consulter, le pharmacien doit utiliser deux «clés» : sa Carte de Professionnel de Santé (CPS) et la carte Vitale personnelle ; le DP a, après une phase d'expérimentation de 18 mois, été généralisé en France progreesivement depuis fin 2008 (en Mai 2009, 3.3 millions de personnes ont accepté d'ouvrir un dossier pharmaceutique dans 8 100 officines sur un total de 22 500 qui sont équipées informatiquement et le proposent déjà ; conformément à la loi Informatique et Libertés, il est possible de demander une copie du DP personnel au pharmacien quel qu'il soit (équipé informatiquement), ce qui peut être bien utile, avant une intervention chirurgicale, pour le présenter à un médecin hospitalier ou à l'anesthésiste ; en cas d'oubli d'ordonnance lors d'un déplacement, le pharmacien-conseil peut dépanner en délivrant certains médicaments prescrits, grâce au DP toujours accepter l'ouverture de son dossier pharmaceutique (dans son propre intérêt : élimination des redondances, réduction des interactions, diminution du risque d'erreur, prévention, meilleur suivi lors des déplacements de vacances)
9- avant de prendre tout médicament [MED] ou produit [ACL] d'automédication, je relis toujours la notice (notamment, mais pas seulement, le mode d'emploi) et je m'y conforme strictement (et je vérifie que la date de validité sur la boîte est respectée) notice | limite de validité | conservation la notice n'est pas un mode d'emploi «intuitif» (c'est un document officiel validé par l'ANSM (ex-AFSSAPS) dans lequel chaque mot est précis et important) ; la date limite de validité est spécifique à chaque principe actif (elle est écrite en clair sur chaque boîte de produit) ; un mode de conservation inadaptée (chaleur excessive, lumière permanente, humidité marqués, …) entraîne une diminution d'activité du ou des principes actifs se conformer scrupuleusement à la posologie en consultant la notice, ne pas négliger les indications telles que «à prendre au milieu du repas» ; toujours préciser au pharmacien de confiance les autres traitements en cours, afin d'éviter les interactions médicamenteuses ; se rappeler que chaque année, en France, des milliers d'hospitalisation sont la conséquence néfaste (et pourtant évitable) de la non-prise en compte des mentions de la notice des produits de santé ; en cas d'ambiguïté ou d'incertitude à la lecture de la notice, téléphoner au pharmacien de confiance (ou bien, lire la notice avant de quitter l'officine et revenir vers le professionnel de santé pour tout éclaircissement utile)
10- je rapporte toujours les médicaments prescrits non utilisés ou périmés à mon pharmacien de confiance à proximité retour périmés seulement 1 boîte de médicament sur 10, non utilisée ou non terminée, est effectivement recyclée, c'est-à-dire détruite par des professionnels en toute sécurité (les 9 autres boîtes sur 10 finissent le plus souvent avec les ordures ménagères) ; or les médicaments sont des produits chimiques actifs et leur diffusion dans la nature peut présenter des dangers pour la faune et la flore... et aussi d'autres humains ; le décret du 17 Juin 2009 stipule donc que les pharmacies d'officine et les pharmacies à usage intérieur (dirigées par un pharmacien praticien hospitalier) ont l'obligation de collecter gratuitement les médicaments non utilisés, avec ou sans leur conditionnement, qui, sous la responsabilité des Laboratoires Pharmaceutiques, sont détruits par incinération par des organismes agréés ne pas interrompre un traitement prescrit par le médecin ou conseillé par le pharmacien, sans l'accord de l'un ou de l'autre (toujours terminer un traitement, même d'automédication, même si le trouble a disparu ou si laguérison semble acquise) ; rapporter tous les médicaments non terminés au pharmacien de confiance, sans traîner ; surtout ne pas imaginer que les médicaments retournés sont transférés aux pays pauvres (fausse croyance : les populations des pays pauvres reçoivent des médicaments gratuits ou à prix coûtant via des organisations caritatives comme Tulipe Internet qui assurent la logistique et l'accompagnement médical indispensables)
11- je conserve mes trousses de pharmacie (produits, outils, randonnées, vacances) dans un endroit sec, sans lumière, à température ambiante (c'est-à-dire, à l'abri de la lumière, de l'humidité et de la chaleur), hors de portée des enfants et je garde les médicaments dans leur boîte d'origine avec leur notice, sans mélanger les médicaments pour adultes et pour enfants trousse(s) | protection | sécurité la proximité des médicaments pour enfant et pour adulte est une source d'erreurs graves et stupides ne jamais laisser traîner un sirop ou un flacon de médicament buvable sur une table ou près du lavabo ; ne jamais présenter les médicaments comme des bonbons à un enfant (sous prétexte de son acceptation plus facile) ; mieux s'informer sur les accidents domestiques, sur le Portail Internet de la prévention des accidents de la vie courante
12- jamais je n'utilise des médicaments prescrits par le médecin traitant lors d'une consultation précédente, même si les symptômes paraissent identiques (sauf accord explicite de sa part) prescriptions antérieures | ré-utilisation | médecin traitant même si les explications données par le médecin traitant (ou le pharmacien conseil) ont été claires et sans ambiguïté, les apparences sont souvent trompeuses et les auto-diagnostics sont des risques excessifs quand il s'agit de médicaments sous prescription ne jamais jouer à l'apprenti-sorcier avec les médicaments précédemment prescrits sur ordonnance ; ne pas prendre seul(e) de médicaments prescrits auparavant (seuls les médicaments non soumis à prescription sont éligibles à l'automédication)
13- jamais je ne conseille à une tierce personne un produit d'automédication qui me va bien, même si les symptômes paraissent identiques prescripteur amateur le dépannage des proches ou des amis relève d'un comportement d'apprenti sorcier qui a conduit à de graves accidents ne jamais jouer à l'apprenti-prescripteur (le médecin ou le pharmacien ont cahcun suivi au minimum 6 années d'études à plein temps pour pouvoir exercer leur métier) ; ne pas poster des conseils médicaux sur des forums Santé Internet (leur utilité est limitée -sauf pour les recettes publicitaires de l'hébergeur- comparée aux risques, aux mis-compréhensions...)
14- jamais je n'accepte un conseil d'un tiers sans diplôme approprié, pour un produit d'automédication qui lui va bien dépannage tiers même par réciprocité, même par courtoisie, même par amitié, les conseils de tierce personne ne doivent pas être suivis : chaque individu est unique, particulier, et ce qui convient à une personne ne conviendra pas nécessairement à une autre (le plus souvent, pas du tout !) ; même un produit d'automédication qui a si bien réussi à un membre de la famille ou du cercle d'amis peut être sans effet, voire dangereux, dans le cas personnel refuser avec courtoisie les conseils d'autrui et, en cas d'insistance, répondre simplement que le pharmacien de confiance, à proximité, donne des conseils gratuits et professionnels (qui engagent sa responsabilité)
15- je garde à l'esprit que ma santé est un capital à faire prospérer (en m'informant régulièrement, en pratiquant une vie saine et l'exercice, en mémorisant mes expériences concernant l'automédication des petits maux quotidiens pour développer un savoir-faire, en maximisant ma relation de confiance avec le médecin traitant et le pharmacien conseil de proximité, comme autant d'atouts personnels et d'attitudes responsables vis-à-vis de la collectivité) capital-santé | courbe d'expérience le terme de capital-santé reflète bien la réalité des inégalités individuelles in-changeables (chacun est doté d'un capital-santé propre à la naissance) et des potentialités individuelles améliorables (le capital-santé peut être entretenu tout au long de la vie ou bien laissé en friche, se dégrader avec le vieillissement, voire détérioré par des comportements nuisibles) se rappeler, en conclusion, les facteurs favorisant l'automédication et la santé personnelle :
  • le problème constaté est connu et considéré comme bénin
  • la visite au médecin traitant est considérée comme trop consommatrice de temps par rapport à l'enjeu, mineur
  • la part non remboursée par l'assurance maladie obligatoire (AMO) et les complémentaires facultatives (AMF) pour la consultation chez le médecin et l'achat des traitements représente un coût considéré comme trop important par rapport aux achats en propre de l'automédicaion
  • la courbe d'apprentissage est une élément important dans la gestion de son capital santé (de manière compréhensible, une personne aspire à être de plus en plus autonome dans la gestion de sa santé, et chaque expérience réussie permet une meilleure approche du même problème ultérieur)

MISE EN GARDE : être un consommateur pour la Santé, dans le cadre de l'automédication ou de la médication familiale, n'a rien à voir avec être consommateur pour les autres Biens ou les Services (dits de «Grande Consommation»)

Actualisation: 9-Mai-2012
Lire attentivement les PAR, Principes d'une Automédication Réussie
Demander toujours conseil au Pharmacien-Conseil de confiance, à proximité
Si les symptômes persistent, consulter sans tarder le Médecin-Traitant

Avertissement : compte tenu des limitations bien connues de la communication virtuelle via Internet (à côté d'atouts incontestables) et des risques incontournables d'obsolescence encourus par toute information scientifique, l'utilisation du site Internet «MonAutomedication.fr» par un internaute-visiteur doit prendre en compte les réserves suivantes : (1) l'information fournie, synthétique, non exhaustive, volontairement limitée aux besoins pratiques de l'internaute-visiteur, doit être obligatoirement validée et éclairée par la relation face-face avec un professionnel de santé, notamment le pharmacien-conseil (l'information ne peut en aucun cas se substituer à cette relation directe essentielle, technique et humaine), (2) la responsabilité des conséquences dommageables résultant d'une information manquante, d'une erreur, d'une obsolescence, d'un défaut d'actualisation ou d'une mauvaise compréhension, ne peut en aucune manière être imputée au présent site Internet
Mission : le site Internet «MonAutomedication.fr» a pour objectif de stimuler un dialogue concret, éclairé et équilibré entre le consommateur-internaute et le pharmacien-conseil, pour une stratégie raisonnée de santé personnelle et une automédication responsable face aux petits problèmes de Santé de la vie courante, par une information de qualité, synthétique, pratique, actualisée et rapide, mais intentionnellement incomplète et simplifiée, clairement limitée aux besoins pratiques de l'internaute-visiteur, et non individualisée en fonction de profils personnels