* VRAI OU FAUX *

Mots-clés : Vrai ou Faux, erreur, mensonge, escroquerie, non-validation, Produits remboursés + Efficaces, Notice = Effets indésirables, Phyto = Sécurité, Automédication chère, en France, Ecran total = Tranquillité, Sevrage tabagique = Prise de Poids, Lavage-Mains = Moins d'infections, Pamplemousse = Sans danger, Trou Sécu = Médicament | Rédaction - Actualisation de cette page : 9 Mai 2012

RATIONNEL
légende
les vraies fausses idées ou les fausses vraies affirmations sur l'automédication, les dépenses de santé, la chaîne du médicament en France (…) abondent, et il est bien difficile pour le Grand-Public de séparer le bon grain de l'ivraie (de distinguer le vrai du faux)
ACTION compte tenu du caractère particulier des produits d'automédication et des troubles quotidiens :
  1. ne pas croire a priori les affirmations des non-professionnels de santé (famille, proches, forums Internet, documentation Internet mal actualisée)
  2. préférer les informations officielles (État-Ministères, ANSM-ANSES, HAS), en direct ou relayées par les médias écrits ou Internet actualisés, y compris, bien sûr, «MonAutomedication.fr»
CONTRÔLES en cas de doute sur une affirmation sur l'automédication, ne pas hésiter à utiliser le formulaire de Contact électronique pour une réponse personnalisée par des Professionnels de Santé (et si le sujet est assez général, la question et la réponse seront publiées dans cette rubrique, ou si la question est fréquente, elle sera publiée dans les FAQs) ou, tout simplement, à demander au pharmacien de confiance, à proximité
COMMENTAIRES voici un petit florilège d'affirmations courantes, de portée générale, souvent considérées comme évidentes, et qui peuvent se révéler fausses ou vraies (sans indice prévisible)
ne pas y voir une quelconque ironie au détriment des gens qui ne savent pas (si critique il doit y avoir, elle devrait s'adreeser à ceux, non professionnels, qui affirment des faits concernant la santé et l'automédication, sans avoir vérifié)

légendesDÉFINITIONS-ENJEUX D'AUTOMÉDICATION

SLOGAN IDÉE COURANTE V - F ? RÉPONSE CONSEILS
Produits remboursés + Efficaces Les produits vignetés, donc remboursés, sont plus efficaces, mieux fabriqués Faux non seulement les produits vignetés et les produits d'automédication sortent des mêmes chaînes de fabrication avec les mêmes exigences (et les mêmes contrôles internes et externes), mais en plus il arrive qu'ils utilisent les mêmes principes actifs (par exemple l'aspirine) ; les conditions d'obtention de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) sont les mêmes pour les médicaments quel que soit leur mode de remboursement ; en plus, les matières actives sélectionnés pour les médicaments d'automédication doivent être plus sûres (marge d'utilisation plus grande, effets indésirables rares et mineurs) et concerner des troubles bénins (des maux qui le plus souvent se normalisent tout seul) ; enfin, les médicaments à AMM (avec le sigle [MED] dans ce site) apportent une sécurité supplémentaire aux consommateurs : qu'ils soient prescrits ou délivrés en automédication, les usines qui les fabriquent font l'objet de contrôles techniques réguliers des agents de l'ANSM (ex-AFSSAPS) accorder toute confiance raisonnée aux médicaments [MED] quels qu'ils soient en raison de leur statut à AMM (c'est indiqué sur la boîte avec un numéro unique) et privilégier, pour les non médicaments listés ici comme [ACL], les produits fabriqués et distribués par les grands laboratoires en France (en cas de doute, questionner le pharmacien de confiance, à proximité)
Notice = Effets indésirables Dans la notice, figure un effet indésirable et je vais le subir à tous les coups Faux les effets indésirables sont très rares entre moins de 1% et 5% des cas pour chacun d'entre eux, selon des données statistiques, ce qui signifie pour «1%» que 1 personne qui prend le médicament sur 100 subit cet effet indésirable (non voulu), ce qui signifie aussi qu'inversement 99 personnes sur 100 ne le subissent pas. ne pas s'attendre à un effet indésirable comme inéluctable sous prétexte qu'il est mentionné dans la notice (les produits d'automédication ont acquis ce statut, entre autres raisons, parce que leur marge d'utilisation sont grandes et leur inconvénients rares et bénins) ; au contraire, quand un effet indésirable est rencontré (répertorié ou non dans la notice) avec un produit d'automédication, ne pas attendre pour aller voir le pharmacien de confiance ou le médecin traitant (et n'arrêter le traitement qu'avec son accord, sauf si la gêne est importante)
Phyto = Sécurité Je me soigne par les plantes (phytothérapie) et c'est absolument sans danger (même si certains disent que c'est moins efficace) Faux même si les notifications d'accidents liés à la phytothérapie sont 7 fois moins fréquentes que pour la totalité de l'automédication (environ 0.35% contre 2% en moyenne), le risque zéro n'existe pas avec les produits d'automédication ; il est également faux de croire que la phytothérapie est moins efficace que les produits de synthèse chimique (en fait le meilleur produit est celui qui spécifiquement convient à une personne particulière pour un trouble donné, quel que soit son origine ou son mode de production : c'est en cela que le conseil du pharmacien est incontournable et... que, par la suite, l'expérience de chaque personne pour un produit spécifique dans un trouble particulier est irremplaçable) ne pas choisir la phytothérapie pour ses supposés (faux) meilleurs profils de sécurité (ou par mode écologique), mais objectivement et en connaissance de cause
Automédication chère, en France Je constate que les prix des produits d'automédication sont chers, y compris les médicaments dé-remboursés Faux dans cette affirmation répandue, mais erronée, il y a plusieurs dimensions : la première, subjective, provient du fait que le produits remboursés ne coûtent quasiment rien aux Français(es) du fait qu'en France environ 9 habitants sur 10 bénéficient de la Sécu et d'une complémentaire qui assurent à elles deux la totalité de la couverture, et que par suite les produits non remboursés, en particulier d'automédication, paraissent forcément chers ; la seconde, objective, provient du fait que dans quelques classes thérapeutiques (notamment les antalgiques) co-existent des produits remboursés (si prescrits) et des produits non remboursés (et qu'alors les produits remboursés sont moins chers car leurs prix, fixés par la tutelle, ont été gelés depuis longtemps) ;
en réalité, les comparaisons de prix en Europe (dans l'absolu, éventuellement à taux de change comparable, à parité de pouvoir d'achat) révèlent toutes les mêmes résultats : les prix des produits anciens remboursés (contrôlés), les prix des produits anciens dé-remboursés, les prix des produits d'automédication lancés comme tels, sont en France inférieurs aux mêmes produits dans les autres pays de l'Union Européenne (à l'exception de la Grèce et de certains nouveaux pays de l'Europe de l'Est)
ne pas penser que, par suite de la liberté des prix des produits d'automédication, leur niveau est forcément astronomique (les facteurs qui pèsent sur les prix sont l'acceptabilité d'un niveau de prix-coût total pour chaque trouble d'automédication, la concurrence entre les firmes, les prix observés dans les autres pays comparables lors de voyages, les pressions des associations de consommateurs ou de patients, les médias, les comparateurs de prix comme sur «MonAutomedication.fr»)
Ecran total = Tranquillité Avec un écran total, je suis tranquille et je peux me «toaster» sans risque Faux un écran total n'existe pas, tout simplement (même un vêtement léger laisse passer le soleil) utiliser un écran solaire moyen renouvelé régulièrement (y compris après baignade, même si le label mentionne une résistance à l'eau), prendre des compléments auto-bronzants et ne pas s'exposer de trop (pas entre 12 heures et 16 heures -heure solaire-, le moins possible avec une peau claire) ; attention, ne pas sur-utiliser les cabines de bronzage avant exposition au soleil (plus de 3 mois par an = risque 10% plus élevé de cancer cutané que soleil seul)
Sevrage tabagique = Prise de Poids A l'arrêt du tabac, je prends du poids à tous les coups Vrai la nicotine du tabac fait artificiellement baisser le poids des fumeurs en diminuant l'appétit et en accélérant le métabolisme, donc la consommation d'énergie ; à l'arrêt du tabac, ces 2 effets disparaissent et l'ancien fumeur retourne au poids normal d'un non-fumeur de son âge et de son sexe augmenté en moyenne de 3 kg chez les hommes et de 4 kg chez les femmes ; la prise de poids est d'autant plus grande que la consommation de cigarettes était importante ; en plus, chez les fumeurs actifs ou anciens, l'odorat est amoindri, ce qui pousse à saler et sucrer davantage, à manger plus gras, à boire plus de café, d'alcool ; la prise énergétique spontanée au cours des 2 premières semaines de sevrage est un bon indicateur sur le nombre de kilos en plus à attendre ne pas (trop) s'inquiéter d'une petite prise poids (réversible, lentement), tout en pratiquant une hygiène alimentaire plus stricte (manger-bouger) et un suivi diététique sérieux (mais pas trop contraignant, notamment au cours des 2 premières semaines du sevrage) ; en parler au pharmacien de confiance qui a suivi le plus souvent une formation spécifique (par les Labos commercialisateurs) et qui dispose peut-être de dépliants d'aide pour la gestion du poids optimal ; en savoir plus : Tabac INPES Internet
Lavage-Mains = Moins d'infections Se laver souvent les mains minimise le risque de transmission Vrai la protection est valable dans les 2 sens (vers les autres, vers soi-même depuis les autres), notamment pendant la saison hivernale ou en raison d'une pandémie (comme la grippe A-H1N1) et dans les sociétés avancées (comme en France) où le contact manuel (serrer la main) est fréquent, voire recommandé comme un signe de courtoisie (donc ce n'est pas seulement une protection utile ou souhaitable dans les pays tropicaux, à l'hygiène collective insuffisante)... et pourtant 1 homme sur 3 et 1 femme sur 9 ne prennent même pas la peine (ou le temps) de se laver les mains, après un passage en toilettes publiques, ce qui devrait être un minimum incontournable se laver les mains avec de l'eau et du savon (de préférence antiseptique) plusieurs fois par jour, notamment en période de grippe saisonnière (en savoir plus : Réseau Grippe Sentinelle Internet), et toujours à la sortie des toilettes ; en cas d'inaccessibilité à de l'eau (voyages, pique-nique, souci particulier, etc.), utiliser des lingettes antiseptiques et biodégradables ;
en cas de pandémie de grippe A-H1N1, utiliser obligatoirement un gel hydro-alcoolique aux normes de l'ANSM, ex-AFSSAPS (qui lave les mains sans eau, ni savon), disponible en pharmacie (les principaux produits du marché sont Assanis, Baccide et Nexcare)
Pamplemousse = Sans danger Les fruits, en particulier les agrumes, sont gorgés de vitamines et donc sans danger pour l'organisme Faux le jus de pamplemousse n'a pas que des effets bénéfiques pour la santé ; en effet, ce fruit peut entraîner une augmentation, ou moins fréquemment, une diminution des effets de certains médicaments, en interférant avec leur mode de transformation et d'élimination ; par exemple, la prise de ce fruit avec certains anti-hypertenseurs peut augmenter la concentration de ces derniers dans le sang, provoquer des effets indésirables sur la pression artérielle et entraîner des conséquences néfastes demander conseil au pharmacien de confiance, à proximité, si amateur de pamplemousse
Trou Sécu = Médicament Le médicament coûte de plus en plus cher, c'est lui qui est responsable des déficits de l'Assurance Maladie (Obligatoire) et aussi des difficultés des Assurances Complémentaires (Facultatives) Faux le médicament en officine représente seulement 18% des dépenses totales de l'Assurance Maladie (l'hôpital public et privé représente 52%, les prestations des médecins libéraux représentent 25%, les frais de gestion de la Sécu représentent 4%) ; pour l'Assurance Maladie, les déficits récurrents sont dus, d'une part, à une insuffisance de recettes (en temps normal, parce que l'État sous-estime les besoins de santé pour mettre la pression sur les fournisseurs de soins, comme tout payeur, et en temps de crise, parce que la plus faible croissance économique ou même la récession comme en 2008-2009 réduit mécaniquement les recettes sans que l'État n'en crée d'autres en remplacement) et, d'autre part, ces déficits récurrents sont dus à une demande croissante de soins et à une demande de soins innovants de meilleure qualité (donc plus chers) par la population qui de surcroît vit plus longtemps (donc consomme plus longtemps) ; structurellement, et malgré les économies procurées par les génériques et l'automédication, les dépenses de médicaments augmentent inéluctablement au moins de 4 à 5% par an (c'est le cas dans tous les pays avancés) ; pour les Assurances Complémentaires, la situation est différente : la part des médicaments représente grosso modo la moitié de leur budget, mais son augmentation découle directement des déremboursements ou des moindres remboursements imposés par l'Etat (qu'elles répercutent sur leurs adhérents) ne pas se laisser abuser par les campagnes médiatiques de «diabolisation» ou de stigmatisation de l'industrie du médicament ; avoir un comportement citoyen qui évite les soins personnels superflus (sous couvert, objectivement ou subjectivement, de sa propre cotisation pour les autres, dans les périodes de bonne santé) ; veiller au choix d'une complémentaire santé la mieux adaptée en terme de prestations par rapport au coût (que l'adhésion soit individuelle, et dans ce cas pour optimiser l'impact direct sur le porte-monnaie, ou bien qu'elle soit collective, et dans ce cas avec des initiatives individuelles auprès du décideur de l'entreprise ou de l'organisation pour infléchir les choix économiques)

MISE EN GARDE : néant

Actualisation: 9-Mai-2012
Lire attentivement les PAR, Principes d'une Automédication Réussie
Demander toujours conseil au Pharmacien-Conseil de confiance, à proximité
Si les symptômes persistent, consulter sans tarder le Médecin-Traitant

Avertissement : compte tenu des limitations bien connues de la communication virtuelle via Internet (à côté d'atouts incontestables) et des risques incontournables d'obsolescence encourus par toute information scientifique, l'utilisation du site Internet «MonAutomedication.fr» par un internaute-visiteur doit prendre en compte les réserves suivantes : (1) l'information fournie, synthétique, non exhaustive, volontairement limitée aux besoins pratiques de l'internaute-visiteur, doit être obligatoirement validée et éclairée par la relation face-face avec un professionnel de santé, notamment le pharmacien-conseil (l'information ne peut en aucun cas se substituer à cette relation directe essentielle, technique et humaine), (2) la responsabilité des conséquences dommageables résultant d'une information manquante, d'une erreur, d'une obsolescence, d'un défaut d'actualisation ou d'une mauvaise compréhension, ne peut en aucune manière être imputée au présent site Internet
Mission : le site Internet «MonAutomedication.fr» a pour objectif de stimuler un dialogue concret, éclairé et équilibré entre le consommateur-internaute et le pharmacien-conseil, pour une stratégie raisonnée de santé personnelle et une automédication responsable face aux petits problèmes de Santé de la vie courante, par une information de qualité, synthétique, pratique, actualisée et rapide, mais intentionnellement incomplète et simplifiée, clairement limitée aux besoins pratiques de l'internaute-visiteur, et non individualisée en fonction de profils personnels